S’attendrir un peu…

Je me souviens. De moi avant toi, de toi avant moi, de tout avant nous.
Je me souviens du temps à panser les blessures, des nuits d’hésitation.
Je me souviens du jour où cela n’eut plus d’importance : il y’a ce que l’on construit et ceux que l’on oublie.
C’est ainsi.

Je me souviens de tes yeux dans les miens angoissés.
Je me souviens de tes gestes toujours à m’apaiser.
Je me souviens des projets devenus réalité.

Je me souviens de nos désirs, de ton regard parlant bébés.
Puis il est né.

Et puis tes mots au creux de moi comme un cocon.
Ces phrases d’amour qu’on oublie pas, dites avant lui, dites après lui.
Tant de preuves que ce « nous » peut vaciller pas se briser.

Je vois en lui tellement de toi, tellement de nous.
Je vois en nous tellement de lui, tellement de joie.

Et prendre conscience qu’on ne pourrait pas revenir en arrière.
Cette vie, cette maison, cette famille ne pourrait plus se passer d’un enfant.
Les maladresses du début sont les évidences d’aujourd’hui.

Te regarder jouer avec lui, c’est voir un peu d’éternité.
Le regarder te rendre heureux valait vraiment quelques souffrances.
Nous regarder construire à trois est un cadeau de chaque instant.

Le quotidien parfois nous bride, nous emprisonne dans des tensions.
Mais son rire, son regard, son odeur…
Et on oublie, on rit, on l’admire, on le respire…

J’aime notre famille, à la folie.

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16 réflexions sur “S’attendrir un peu…

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