Lacrymal Circus.

Quand le temps qui s’effrite voit naître le silence,
que les mots en butée s’extirpent de la danse,
que seul reste le froid pour combler les pensées
et que les tentatives pour dire sont avortées
il reste les larmes…

Les larmes sont le sel quand tout est trop amer,
elles sont ce qui se tait, qui appellent la mère,
elles usent le regard et vide l’âme en feu,
sans soulager vraiment, elles caressent un peu.

Je pratique ardemment l’art de pleurnicher. J’ai un système lacrymal particulièrement bien développé qui me laisse tout le loisir de verser une larme hebdomadaire, qu’elle soit compassion, tristesse ou joie. Hors bouleversement hormonal, je suis une pleureuse d’évacuation. Ainsi qu’un bébé, je pleure facilement pour évacuer les tensions. Je suis donc accoutumée de la phrase : « mais pourquoi tu pleures » et de fait, de la réponse « je sais pas, j’avais envie »

Ajoutons à cela une grossesse et par voie de conséquence, une poussée hormonale fulgurante. Je suis devenue celle qui pleure quoi qu’il arrive. C’est fascinant pour mon entourage. dernièrement, j’ai pleuré quand Tsonga a gagné, puis quand il a perdu. J’ai versé ma larmichette quand j’ai reçu mon écharpe « DiDyTaï » et quand j’ai pu porter mon fils dedans pendant plus d’une heure sans qu’il se tortille comme un ver de vase sentant monter la marée. J’ai pleuré quand ma mère m’a annoncée qu’elle partait en vacances pour une semaine et quand mon cousin m’a téléphoné pour ma fête.

C’est insupportable et cela doit cesser !
Les larmes sont pourtant pour moi la représentation type de la douleur dans son expression simple et immédiate, elles portent ce qu’on ne peut, ne veux ou n’ose pas dire. Et pourtant, je pleure parfois sans avoir mal, comme un réflexe de survie sans fondement.

Que faire…

(en référence au titre, la chanson de Renan Luce – Lacrymal Circus)

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7 réflexions sur “Lacrymal Circus.

  1. Pleurnicheuse de compèt’, forcément je ne pouvais pas lire ton article sans avoir les yeux perlés…
    C’est bon de pleurer, même si on a les yeux qui brûlent, même si ça blesse un peu les personnes qui nous voient ainsi, impuissantes, qui se demandent pourquoi, mais pourquoi ces larmes.
    Ca fait du bien, ça décharge, ça fatigue et aide à repartir.

    • Ha quand même, oui, la larme facile 😉 C’est vrai que ça fait quand meme du bien, mais parfois, on s’en passerait (en public ou devant son patron, ça craint !)

  2. Ahhhhhh. Si tu savais comme je suis moi aussi pleurnichade. Je l’ai toujours été (sensibilité extrême) mais depuis l’accouchement, avec le débalancement hormonal….my my que j’ai la larme facile!!!!

    • Harf, l’idée maintenant c’est de s’y faire et d’assumer… c’est quand même bien d’être sensible, c’est humain après tout.

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