De l’impatience du blogueur…

On entend partout parler des blogs et des blogueurs. Chacun gravitant dans son univers, touchant un certain public et distillant des informations plus ou moins pointues sur des sujets divers. Je me souviens, il y a de cela presque 10 ans, quand le blog commençait juste à être découvert et à peine populaire.

Combien d’entre nous ont entendu parler de ceux qui se sont fait connaitre grâce à leur blog, qui ont écrit un livre, trouvé un Job, sont devenus une référence de la mode ou de la cuisine, bref… et combien d’entre nous on secrètement rêvés de devenir la nouvelle blogueuse en vogue, adulée par des milliers de fans hystériques en agitant les bras?

Il fut un temps où je tenais un blog qui me servait à réunir mes nouvelles et mes poésies naïves et à cette époque, j’avoue que je rêvais de gloire et d’adulation à la limite du raisonnable. Mais sinon un nombre impressionnant de commentaires tous adorables, aucun éditeur en vue, aucune proposition professionnelle, rien. Je n’ai même pas été déçue, j’étais là, eux aussi et c’était bien comme cela. Depuis, une multitude de blogs sont passés entre mes mains…

Mais quand on s’est habituée à être suivie par des centaines de personnes, redevenir anonyme sur la toile fait un drôle d’effet. C’en est presque grisant, on se donne la chance de rencontrer d’autres personnes, d’écrire autrement, autre chose pour d’autres gens.

Et pourtant, j’ai constaté chez d’autres (jeunes) blogueurs, (car avec près de 15 blogs différents durant ma vie je ne suis plus une « jeune » blogueuse), une certaine impatience à se faire connaitre, un besoin irrépressible de d’être et d’exister virtuellement. Et ils multiplient les commentaires un peu partout, oubliant parfois de lire l’article jusqu’au bout, ils cherchent un référencement optimum pour être partout, ils facebookent à tout va, tweetent comme des fous, instagram tout azimut et se hellocotonnisent au quotidien et autres réseaux sociaux superflus. J’avoue en rester perplexe.

Cette soif d’exister anonymement cache quoi exactement? C’est souvent la question que je me pose, et pas toujours pour les autres, pour moi aussi il m’arrive de m’interroger sur ce besoin d’écrire publiquement tout en cachant ma véritable identité…

à méditer mon petit !

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19 réflexions sur “De l’impatience du blogueur…

  1. j’ai suivi pendant un bon moment avant de commenter et d’en faire un à moi… je n’en suis pas beaucoup (5/6) et je papillonne de blog en blog quand ça me plait. je pars du principe où comme pour les cadeaux c’est pas parce que tu donnes que tu dois recevoir. on peux lire ton blog sans le commenter. j’ai pas de page facebook j’ai pas de twitter mais je me suis mise ce matin sur hellocotton et j’ai pas encore compris le truc. je veux pas de millions de visite mais un échange entre blogeur qu’on soit du même avis ou non. ok pour l’instant je raconte ma life et rien de méga intelligent mais bon …. moi c’est comme ça que je le vois. mais c’est vrai que beaucoup de blog fonctionne au mets moi un message je t’en mets un aussi sans être intéressé par son contenu juste pour faire péter son compteur !!!! nul bouhhhhh

    • j’aime bien cette façon simple et sereine d’envisager le blog, personnellement, je suis assez fidèle à ceux que je lis et je ne suis pas une grande butineuse de blog 🙂

  2. jsais pas si t’as vu mais y’a un endroit sur wordpress où il est noté ce qu’il ne faut pas faire pour être lu hihihihhi y’en a qui n’ont pas du le lire!!!

  3. Sujet tabou ma p’tite dame, j’aime 🙂

    Selon une étude très sérieuse publiée je-ne-sais-plus-où, par je-ne-sais-plus-qui, la blogosphère et les réseaux communautaires auraient fortement contribué à briser l’isolement des jeunes mamans.

    Ce constat pourrait s’étendre dans une moindre mesure, à tout blogueur dissimulant en lui une frustration (liée à quoi, à qui, pourquoi, à chacun de mener son enquête interne) et désireux de fédérer une communauté d’affinités plus réceptive que son entourage réel.

    Ils avaient Freud, nous avons la blogosphère.

    🙂

      • « Tabou » dans le sens où cette discipline qui consiste à créer des communautés toujours plus vite, et de manière toujours plus insistante (sauvage parfois), est aujourd’hui un métier à part entière.

        Or il me semble (mais je peux me fourrer le doigt dans le nez, je n’ai pas ton ancienneté dans la chose) que cette compétition est bien loin de l’esprit fondateur du blog.

        Il est possible que ce phénomène se soit accru proportionnellement à la multiplication des blogs dans tous les domaines, noyant un peu plus les novices et engendrant chez eux, cette volonté de se démarquer sans scrupules.

        …Je dis « eux » mais je devrais dire « nous » ; la toile a vite fait de nous prendre à son jeu, sans même qu’on s’en rende compte bien souvent.

        C’est en cela que je trouve ta réflexion intéressante.

        • effectivement, je pense que comme dans toute choses, la multitude crée des « micro sociétés », des schémas classiques où les groupes et les cloisonnements sont nombreux. ce n’est pas que chez les blogs de maman, c’est vrai partout, art, littérature ou cuisine dans tous les cas, des « clans », des compétitions et une course vers quoi au juste?… on n’a pas fini d’y réfléchir.

          En revanche, si on peut se faire oublier dans la vraie vie en démangeant par exemple, il faut savoir garder en tête que l’empreinte numérique, elle, est quasiment indélébile…

          • Nous pourrions aussi réorienter le débat : le blogueur a t-il réellement envie de rester dans l’anonymat ou bien s’acharne t-il au contraire à en sortir ?

            • c’est une bonne question, entre ceux qui se protègent mais ne peuvent résister à l’envie de partager et ceux qui cherchent à se faire réellement connaitre, ceux qui veulent rester dans l’anonymat mais qui inconsciemment cherchent à se faire reconnaître…, vaste débat

  4. Une très bonne réflexion, je me pose souvent la question car même si mon blog a ses visiteurs réguliers, je n’ai jamais cherché à suivre tous leurs blogs car nos centres d’intérêts peuvent varier. Mon blog me permet d’échanger mais il me permet surtout de me faire plaisir en écrivant.

  5. Tu pointe du doigt la réflexion que mon cerveau se fait depuis plusieurs semaines, mon blog me plaisait avant tant que j’avais le temps et l’envie d’échanger pour le plaisir et sans contraintes.
    Je me rend compte qu’il m’a beaucoup aidée, que j’aime les moments d’échange et de réflexions que celui ci a créé..et puis parfois, comme en ce moment j’ai envie de choses plus vraies, moins « virtuelles » et me prend l’envie de tout envoyer valser.
    Je ne papillonne pas de blogs en blogs pour être lue en retour, je ne lis que ceux qui me plaisent et je suis un vrai désastre quand il s’agit de répondre aux commentaires mais j’y tiens à ce blog, ce journal semi intime semi public..
    Au final j’ai trouvé de vraies « amies » virtuelles avec qui j’échange quotidiennement alors que je n’échange avec personne de ma famille…c’est quand même paradoxal..

  6. Moi j’écris pour le plaisir d’écrire, si je suis lu le plaisir est plus grand mais si je ne suis pas lu il n’est pas diminué.
    Je facebook à moins de 50 likeurs et hors de questions d’aller à la pêche aux likes, je préfères en avoir peu mais des intéressés qui rendent les échanges intéressants!
    J’hellocotonise pour papilloner sur les blogs mais je ne m’y arrête vraiment que rarement, comme toi j’ai surtout ma petite liste de blogs auxquels je suis fidèle.
    J’instagram pas à tout va, de toute façon je suis en « privé », c’est plus pour moi que pour les autres.

    Comme tu dis je ne sais pas quelles motivations j’ai derrière mais une chose est sure, je cherche juste à me faire plaisir sans prise de tête!

  7. intéressante réflexion sur la blogosphère. De mon côté je tiens énormément à mon anonymat, du coup je ne parle pas de mon blog à mes proches, je n’ai pas de facebook. (et puis avoir un facebook de blog me prendrait trop de temps en plus) Mon blog est mon jardin privé où j’écris mes pensées mais dans l’anonymat, ce qui me permet de me sentir libre de partager mes pensées et doutes. En même temps, le fait d’être lue et d’avoir des commentaires me permet de voir que ce que j’écris peut être intéressant. Mais blogguer et lire les blogs des autres est très chronophage, du coup mon activité blogueuse dépend énormément de ma charge de travail. Le temps de sommeil, la vie de couple et de famille, le boulot passent avant. Dernière remarque: depuis que je bloggue, je commente plus, car je me sens plus légitime à le faire, car j’ai une identité internet avec mon blog, je suis pas quelqu’un qui vient de nul part commenter un article!

  8. J’abonde dans le même sens que les commentaires précédants en te soulignant que c’est une excellente réflexion ! Réflexion que j’ai moi-même souvent. Pourquoi le blog? J’avoue qu’il y a un certain plaisir à être lue mais avant tout, je crois que je me suis crée ce petit espace pour moi. J’avais envie d’explorer cette voie de la créativié qu’est l’écriture. J’ai été aussi tellement touché par certains textes que j’ai lu sur d’autres blogues que je me suis dit que peut-être moi aussi, à ma façon, je saurais en toucher d’autres. Je pense qu’avant tout, il faut le faire pour soi sans avoir d’attentes.

  9. Intéressant ce débat bloguesque !!! Je viens d’en ouvrir un ici parce que ancienne blogueuse … j’ai envie de partager mes impressions mais anonymement ! Je ne veux en aucun faire les erreurs du passé c’est à dire tomber dans des pièges que beaucoup tendent ! Qui se cache derrière un pseudo ??? C’est la grande question !

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