Le manque d’être ensemble.

Même s’il est parfois difficile d’encaisser les réflexions vexantes et déplacées qui fusent sans ménagement, il est encore plus difficile de vivre loin et de ne profiter de sa famille que 8 jours tous les 6 mois. Plus je grandis et plus le besoin se fait sentir de vivre plus en harmonie, plus en rapport avec ceux qui ont constitués mon enfance et mon univers pendant si longtemps.

Il ne s’agit pas de fusionner, ni de s’aliéner, mais de savoir profiter des bons moments, aux bons moments. Mais lorsque les kilomètres s’étirent entre toi et eux, tu regardes passer les événements importants, les réunions pleines de vie, les instants difficiles, les petits bonheurs partagés. Tu entends passer des souvenirs par téléphone, souvenirs dont tu ne fais pas parti. Tu vois rire et s’amuser la complicité familiale à travers des photos, photos sur lesquelles tu n’apparais pas.

Toi, ton conjoint et ton fils, êtes sur des photos à part, classées dans vacances Aout 2012, entre le 8 et le 15. Rien de spécial.

Mais qu’est-ce que j’envie exactement? L’idée de la réunion de famille festive et joyeuse? le fantasme de l’unicité bienveillante qui règne dans les sitcoms américains, dinde aux marrons et champagne pas frais… ou simplement le partage?

Ma mère a fêté son anniversaire en famille, comme chaque année. Elle a bu un peu trop, comme chaque année. Elle a fait un délicieux repas, comme chaque année. Elle a eu un cadeau que nous avons tous payés en commun, comme chaque année. Et comme chaque année, je n’ai pas vu ce cadeau, je n’étais pas présente, je n’ai pas ris, je n’ai pas de souvenirs, j’ai juste fait semblant d’être heureuse pour eux de passer une si gentille soirée…

Et quand mes parents viendront nous voir pour Noel, pour la naissance du deuxième bébé, peut-être me dira-t’elle : « tiens, regarde ma puce, c’est le cadeau que vous m’avez acheté pour mon anniversaire » et je ferai semblant que je le savais, comme toujours.

Ajoutons alors à cela deux petits monstres sur pattes qui vont connaitre leurs grand-parents à travers des moments furtifs de vacances, des photos, des voix au téléphone, des petits instants volés dans l’année. Étrangement, ça ne me réjoui pas, même si j’ai bien à redire sur ces fameux grands-parents.

Cet été, cela faisait 2 ans que je n’avais pas revu mes cousins, mes oncles et mes tantes. Ils ont changés, ils m’ont tellement manqués !

Parce que le mail, Facebook, le téléphone, c’est génial, mais c’est vraiment pas aussi chaleureux qu’un moment passé tous ensembles…

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4 réflexions sur “Le manque d’être ensemble.

  1. Je ne sais pas si un jour on s’y habitue (ça me fait parfois encore souffrir d’être loin de mon père et pourtant ça fait presque 15ans) mais une chose est sûr être loin n’empêchera pas tes enfants de s’attacher à te parents.
    J’ai toujours été très complice avec mes grands-parents maternel que je ne voyais que pendant les vacances.

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