Souvenir d’enfance.

Elle a frôlé ma main…

aigle J’ai levé les yeux et je l’ai vu. Je l’ai vu descendre lentement comme par palier. D’avant en arrière dans un mouvement à bascule, se déhanchant légèrement. Habillée de peu elle exhibait à la taille un duvet blanc qu’elle portait dignement comme un tutu de danseuse que le soleil ornait de nacre ça et là. Elle semblait douce, délicate, fragile, infiniment belle.

Je me suis arrêté pour la regarder s’approcher de moi. J’étais fascinée, tétanisée, happée par tant de simplicité et de grâce. Mes yeux brillaient, mon coeur palpitait, je savais qu’elle était spéciale, différente. Je n’avais jamais vu d’aussi riches parures ni d’aussi vives couleurs. Elle était royale et elle venait à moi…

Je l’ai laissé s’approcher, caresser mes épaules, frôler ma peau frémissante puis tomber lentement à terre, baiser mes pieds et s’abandonner là, à ma vue. Le souffle du vent semblait la faire imperceptiblement grelotter. Seule à terre, elle était si vulnérable.
Je me suis baissé, l’ai du bout des doigts délicatement ramenée à moi…

J’étais fière en ce jour de porter sur mon sein la plus belle plume d’aigle de la forêt.

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