Planète Môman.

162717Je suis sur une autre planète. Une sorte d’état permanent de flottaison. Comme la sensation d’être devenue complètement éthérée en ce qui concerne les choses de la vie, les choses qui ne concernent pas mes enfants.  J’avais déjà remarqué cet état flottant lors de la reprise du travail pour mon premier bébé, mais cette fois-ci c’est encore plus flagrant.

Les symptômes sont des plus simples :
– si je dois me souvenir de quelque chose qui ne concerne pas mes enfants : je l’oublie.
– Si je dois faire quelques chose qui ne concerne pas mes enfants : j’oublie de le faire ou je le fais dans le brouillard, sans être vraiment à ce que je fais.

C’est-à-dire que c’est génial pour tes enfants, mais c’est plutôt handicapant quand tu dois travailler, tenir ton rôle de femme-amante-boniche…
j’ai l’impression d’être un récipient vide qui ne devient poreux qu’à l’idée ou à l’évocation de ses enfants. Alors oui, je me sens mère, aucun problème là dessus, mais je ne me sens plus ni femme, ni épouse, ni fofolle, ni couillonne.

Et ce n’est pas une question de volonté, car mon coeur aimerait que je prenne plus soin de moi, mon corps aimerait faire plus souvent l’amour, mes mains aimerait créer et cuisiner plus souvent, mais mon esprit lui, est obnubilé, il est bloqué en mode « prends soin de tes bébés ». C’est épuisant de répéter sans cesse « Ho merde, j’ai oublié » que ce soit un rendez-vous pro ou un canard au four. C’est triste de se dire que même si j’en crève d’envie, j’ai du mal à rester attentive et concentrée sur un papotage de gonzesse drôle, sarcastique et médisant alors que c’est tellement divertissant ! C’est usant de toujours tout remettre à plus tard parce que la priorité va à mes enfants, même pour la plus futile petite chose sans intérêt.

Tout ce que je fais c’est pour eux, tout ce que je crée je le pense pour eux, tout ce que je projeté dans l’avenir n’a d’autre objectif que leur bonheur ou leur bien. J’ai oublié mon égoïsme d’antan, effacé de mon comportement certaines actions et pensées égotiques.

Ca a du bon? oui et non, car cet état permanent agace les autres, forcément, mais il m’a aussi rendue insensible. Je focalise tellement sur l’essentiel, sur mes enfants, que le malheur de ceux que je ne connais pas, je m’en tape voire même me tape sur le système. Je trouve ça horrible et en même temps, je suis incapable d’empathie. Quand ma belle mère me dit que la fille du fils du frère de sa meilleure copine est limite autiste, j’avoue, je m’en care l’oignon sévère. D’abord parce qu’à la base, la fille du fils du frère de sa meilleure amie, j’en ai rien à foutre, je ne connais même pas sa meilleure amie, alors l’arbre généalogique, je te laisse imaginer comme il m’intéresse! Mais aussi parce que parler pour parler me saoule et parler du malheur des autres pour parler m’agace encore d’avantage. Partant du principe simple que les choses ne me touchent que si la vie est en danger, savoir que quelque part existe une fille un peu simple ne me fais ni chaud ni froid qu’elle soit dans la maison d’à coté ou à l’autre bout de la terre.

Les gens que je connais et que je côtoie, là c’est bien différent, ça me touche presque autant que mes propres enfants. Le lien affectif est essentiel dans ma démarche…

Seulement voilà, je reprends mon activité à fond à la fin du mois et je n’ai pas envie d’être de donner l’image de quelqu’un qui n’est pas tout à fait à ce qu’elle fait. Je voudrais aussi réussir à trouver une petite place pour moi, pour mon propre plaisir et ma propre construction sans relayer à plus tard. Bref, j’ai fais 2 gamins et il prennent toute la place, toute mon attention. Ils en ont de la chance? …. pas sûre ^^

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5 réflexions sur “Planète Môman.

    • Nan, je crois que c’est l’arrivée du deuxième et les hormones de l’allaitement qui me rendent comme ça… enfin j’espère !

      • Tu sais, je crois que je n’ai jamais été une Maman à 300%, j’aime trop être une femme et me faire plaisir pour ça 😉

  1. Moi c’est par vague, ça dure trois mois puis d’un coup, comme si s’en était trop, je pense à moi et aux autres un moment et je replonge, je refais surface et je replonge.

  2. C’est peut-être une attitude venue de nos ancêtres mammifères, destinée à te « protéger » et pour le bien de tes enfants, parce que franchement, parfois, on a besoin d’être dans sa bulle pour ne pas exploser.
    Avais-tu cela pour le premier? Penses-tu que cela va durer longtemps? Je pense que cela partira au fur et à mesure que les enfants grandiront et que le bébé auront un besoin moins impérieux de sa maman.
    Mais bon, c’est une idée comme ça, je ne prétends pas du tout avoir de point de vue scientifique sur ce sujet là ! 😉

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