Ma vie sans enfants.

5877787-8757690Voilà, un jour j’ai écrit ce titre comme une idée pour un article où je te raconterai comme être femme et maman est tellement chouette et facile. Un jour, j’ai cru qu’élever des enfants c’était avec un peu de temps pour eux et un peu de temps pour soi, puis un peu de temps pour eux et un peu de temps pour son couple, un peu de temps pour eux et un peu de temps pour la maison.

Mais ce jour là je devrais être fiévreuse ou shootée aux hormones, en plein rêve durant les 20 minutes de sommeil gracieusement accordées entre 2h47 et 3h17 une nuit de pleine lune ou juste en pleine extase d’avoir réussi à gratter 43 secondes pour une pause pipi sans glue au mollet… Je ne sais pas, mais ce jour là, je ne devais pas être dans mon état normal, parce que je ne sais pas toi, mais moi, une vie sans enfants, je connais pas !

J’en ai toujours au moins un des deux qui me tire la chaussette en chouinant « mamaaaaaaan » parce qu’il n’a pas ce qu’il veut ou qu’il s’est fait piquer son jouet ou qu’il veut une tétée ou qu’il a juste envie comme ça pour s’assurer que sa chère mère n’est pas en train de tenter une approche vaisselle qui risquerait de lui donner un peu de liberté durant les 5 malheureuses minutes qu’elle prendrait pour détruire au paic citron sa monno-manucure du trimestre dernier, pauve folle !

Et ça fait 3 ans. 3 ans que j’ai l’impression d’étouffer sous la morve, les couches, les cris, les conneries, les pleurs et tout ce que 2 bipèdes de moins d’un mètre peuvent inventer pour m’épuiser. 3 ans que je suis en apnée, à tenter de tenir le coup avec des leitmotiv genre : « quand il saura marcher ce sera plus facile », « quand il parlera, ce sera plus facile », quand il ira à l’école, ce sera plus facile », ect. ect.

Et non, ce n’est pas plus facile. C’est plus facile pour tous les autres, avec qui ils deviennent plus autonomes, plus indépendants, mais pas avec moi. Avec moi, ils gluent, ils collent, ils scotchent. Hooooooo je les entends encore les bien pensantes de fausses copines qui me disent l’air de rien si j’ose me plaindre un tout petit peu :  « ouiiiiiiiii je compreeeeeeeends, mais ça passe teeeeeeeellement vite que c’est toi, après qui demanderas des câlins, alors profites-en hein  ! »

TA GUEULE ! Toi, tu es qui pour me dire que mon équilibre est moins important que le reste? tu es qui pour savoir ce qui est bon pour mon moral ou pas? tu veux que je te rappelle une base essentielle du vivre bien ensemble? le coté si je suis bien avec moi-meme, les autres seront bien avec moi, ça te parle? Non, ne me dis pas « Oui, mais bon, ça c’est pas vrai quand on est une maman » quoi? rappelle moi déjà? ha ouiiiiiii j’oubliais, tu as gagné ton indépendance avec tata et tonton à 3 km de chez toi, avec mamie truc et papy gros tous les week-end pendant tes sorties shopping, tu as laissé dormir tes filles chez les beaux-parents dès l’age de 3 mois, sans toi, pour pouvoir satisfaire ta sortie en boite de la semaine, t’en avais rien à foutre, tu le gavais au bib, facile hein… alors TA GUEULE !!

Moi, j’ai juste le téléphone pour dire que les enfants vont bien et taire mes moments durs, j’ai juste le droit de me taper des guenons d’ass mat qui savent pas faire leur boulot, j’ai juste le droit d’avoir une mamie à 20 bornes dont le conjoint est un abruti fini et qui nous somme de prendre rendez-vous quand on veut laisser les enfants plus de 2h…

En fait, relire ce titre d’article m’a mise très en colère, tu as remarqué? Tout simplement parce que j’ai beau retourner tout ça dans tous les sens, entre ma conception de ce qu’est une maman et mes désirs d’être aussi une femme, une working girl et une amante, je ne trouve aucun équilibre et j’en souffre. Je touche la saturation, je frise le Burn Out.

Et non, ne me lance pas sur le sujet du papa… vraiment, non, c’est pas une bonne idée.

Aller, fais moi un bisou, c’est comme tout le reste, ça passera…

 

(P.s : pour les connasses septiques qui pensent que je j’en fais des caisse, j’ai écris cet article en 8h, en m’y reprenant à 5 fois, journée pourri.)

 

 

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10 réflexions sur “Ma vie sans enfants.

  1. Je ne pense pas que tu en fasses des caisses.
    Mis à part ma mère quand elle est là (elle vit à 800 bornes donc c’est pas tous les mois hein!) pas vraiment de famille à qui passer le relais. Ma belle famille est + proche géographiquement mais sauf en cas de gros pb faut qu’on assure, comme ça c’est clair. Alors on assure.
    Ils ont 13 mois et 28 mois, à temps presque complet avec moi et le papa s’est mis à son compte y a 2 ans (la brillante idée!!). L’équilibre c’est au jour le jour.

  2. Coucou .
    Je ne commente jamais sur les blogs car je ne lis jamais depuis l’ordi et que c’est chiant depuis l’IPhone :).
    Mais là, je me suis sentie comme comprise à la lecture de ce billet .
    J’ai senti ta détresse, je l’ai tellement vécu tu sais .
    Je voudrai te dire à quel point je vais mieux .
    Je dis pas ça pour le vanter, je me suis vue consulter une psy tant je me sentais à la limite du précipice.
    Mais vraiment, je vais mieux.
    Je vais mieux car j’ai réussi à ordonner mes préoccupations progressivement, parce qu’il a fait ses nuits … Enfin, parce que j’ai eu des satisfactions professionnelles, parce que je me suis tournée vers la méditation…. Parce que j’étais prête à tout et ça a finit par rouler (ou presque) sans que je n’ai quoi que ce soit de concret à entreprendre .

    J’ai juste laissé le temps passer….

    Il n’y a que le temps ….
    Mes mots sont maladroits certainement mais ils viennent du cœur .
    Je te souhaite du courage et je te comprends avec empathie et bienveillance je t’envoie des tonnes de force.

  3. Tu décris exactement ce que je vis ! Bon oui, j’ai le boulot pour « souffler » mais pas toujours l’esprit tranquille, et puis est-ce que tout va bien avec l’ass mat et… et j’ai pris un 80% donc j’ai trois juors en continue avec mes filles qui demande une énergie et une présence de tout les instants. Je me sens comme vidée chaque fin de journée. Et quand en plus, c’est le papa qui te reproche de paser trop de temps avec les enfants, tu as juste envie de l’étrangler !!!
    Alors tout plein, tout plein tout plein de baisers, de compassion et de courage.

  4. J’oscille moi-même entre le ça-peut-aller et le burn-out. Trop de chose à faire, toujours les enfants avec moi dès que je ne suis pas au boulot et les quelques heures de « liberté » que j’ai se retrouvent vites bouffées par les tâches ménagères et mon projet à monter. Alors Mon cerveau panique par moments, et je me dis que j’ai la chance d’avoir les BP à côté donc je les déposé mais à chaque fois je m’en mord les doigts, comme hier où ils ont rendu le grand malade en lui donnant à bouffer n’importe quoi.
    C’est dur bordel et franchement je n’ai pas de piste pour améliorer ça, je peux juste t’apporter mon soutien.

  5. Chaudoudoux ❤
    Je me souviens de ces années où mes aînés étaient petits, que je gérais beaucoup seule car le papa travaillait loin, très loin … Je bossais à temps plein, je courrais après le temps. Puis quand j'ai eu mon 80%, je ne supportais plus mes mercredis avec les enfants … Bref, ces années, je préfère les oublier. Elles étaient dures et je ne me plaignais à personne parce que j'avais honte, je voulais assumer, parce que ces enfants, je les avais voulu.

    J'ai commencé à pouvoir respirer à nouveau un peu quand ma cadette a eu 2 ans … et encore …

    Mais rassure toi, ça passe et on oublie 😉

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