La Pause Ki-Klac

Vacances

Je te reviens fraîche comme un bigorneau après une Thalasso en Bretagne, Promis !

Mais pas avant Septembre, alors d’ici là, tu prends soin de toi, tu manges pas trop de frites et tu bécotes tes enfants, ton chat et tes deux joues molles pour moi !

Love ❤ mes belettes, Love ❤ mes couillus !

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Les mains qui soignent.

TopElle a découvert cela il y a 4 ans. Elle l’a découvert comme on marche dans une flaque d’eau alors qu’on regardait passer un avion, par hasard, presque par maladresse. C’était l’hiver, il faisait froid, elle s’est un peu trop approché du poêle à bois, s’est pris les pieds dans le tapis, a été déséquilibrée, s’est retenue de tomber la main sur le poêle brûlant. Elle a crié.

Mais elle n’a pas eu le réflex de mettre sa main sous l’eau. ça ne lui est même pas venu à l’esprit. Elle s’est assise, presque calmement, a positionné sa main au dessus de l’autre, a fermé les yeux, a marmonné un truc inaudible, a rouvert les yeux et a repris le cours de ses activités comme si de rien n’était. Ce n’est que plus tard, le soir, en mangeant qu’elle a repensé à ce qu’elle avait fait. Et elle n’a pas compris pourquoi sa main ne cloquait pas. pourquoi elle ne ressentait même pas un petit picotement, rien…

Elle y a pensé 3 jours durant, puis, elle en a parlé à son compagnon. Il est un peu étrange son compagnon. Il a souris, a regardé sa cigarette, l’a écrasée sur cette petit peau fine entre l’index et le pouce. Brrr quand j’y pense, je me dis qu’il a du avoir super mal… Bref, il l’a regardé droit dans les yeux et il a dit « Vas-y, enlève ! ». Elle a posé ses mains au dessus, a marmonné un truc incompréhensible et a regardé son compagnon l’air interrogatif, pas très sûre d’elle. Et il a rigolé en disant « Ce truc de dingue ! j’ai même plus mal ! »

Elle a ensuite décidé d’appeler sa mère. Un don, si c’est un don, comme celui là, il parait que ça se transmet de génération en génération. Il parait même que ça se passe, qu’on ne l’acquière pas comme ça pouf-pouf. Alors elle appelle sa mère. Et sa mère lui dit « Tiens c’est drôle que tu parles de ça, il y a 3 jours, j’ai trouvé une prière pour barrer le feu dans le grenier ! »

Bon. Et puis plus rien. Elle ne s’en soucie plus, elle n’en parle plus.

Il y a un mois et demi, elle m’en parle. Elle me dit qu’elle ne sait pas si ça marche encore, ni comment il faut faire. Elle aimerait bien que ce soit vrai mais elle doute. Et puis quand on pratique pas, forcément, on développe pas, et puis comment savoir si ça marche vraiment, si son homme n’a pas dit ça pour lui faire plaisir, que lorsque son enfant se cogne ou se fait mal il vient la voir et il lui dit « Souffe maman souffe bobo ! » mais que c’est juste un enfant, il croit que c’est comme ça qu’on n’a plus mal mais c’est comme un jeu, on ne peut pas croire un enfant… Oui, ça tourne dans le bocal !

Et je l’écoute, et je fais le thé, et je me brûle (non, y’a pas de hasard dans la vie). Je lui tends mon doigt et je lui dis « tiens, essaye, je te dirais si ça marche ou pas. J’ai super mal, si tu fais rien ça va cloquer ».

Elle prend mon doigt, elle souffle lentement dessus, comme avec un enfant. Elle me regarde et m’interroge du sourcil : « Encore un peu stp » elle souffle de la même façon une seconde fois et lâche mon doigt en disant « tu vois, c’est des conneries tout ça ! Allez, passe le sous l’eau ça te fera du bien » Mais je regarde mon doigt et je ne comprends pas.

« Ca a marché copine »
« Arrête tes conneries »
« Ca a marché je te dis je sens plus rien ! »

Alors on hallucine, on se regarde et je lui dis : « Tu veux que j’en parle sur le blog? les gens pourront peut-etre t’aider à mieux comprendre comment ça marche et ce qu’il faut faire, je sais pas »
Elle me dit ok et voilà son histoire.

Alors toi, qui me lis, qui me suis, qui m’aime et m’adore.
Si tu as dans ton entourage, quelqu’un qui arrête le feu et qui pourrait rassurer, parler et conseiller mon amie, fais moi signe. Je te donnerai son mail et elle pourrait enfin prendre confiance en ses capacités, ce serait cool ^^

Bisous

Dans la solitude des champs Creusois

Si tu as un minimum de culture théâtrale, tu auras reconnu le petit clin d’oeil à une pièce de théatre écrite par Bernard-Marie Koltès en 1985 (comment ça tu n’étais pas né?), sinon, je t’invite à lire ce petit bouquin de quelques pages édité aux éditions de minuit : « Dans la solitude des champs de coton »

Mais revenons à nos champs Creusois…

Il y a dans la terre d’ici une autre vie. Il y a la nature qui t’envahie, les arbres partout, l’herbe verte toujours, les champs de cailloux, l’air doux et frais, les saisons, les vraies. Il y a le cri des buses dans le silence de midi, le bruissement des feuilles dans l’odeur du printemps, le chant du coq, qui répond au coq voisin qui répond au coq du village un peu plus loin…

La solitude, si tu ne la choisis pas, elle te dévore. 4 maisons habitées dans un village, c’est presque un luxe. Et l’hiver, quand la neige a tout recouvert, tu te souviens de la civilisation quand le bruit du chasse-neige vient troubler le temps suspendu de son moteur sourd.

La solitude, elle se cache dans les week-ends au jardin à ne voir passer qu’un camion boulanger ou un facteur pressé. Elle joue avec avec ta télé, ton portable, ton PC, tout ce qui pourrait te raccrocher aux sons parasites de la vie des autres, de la vie des villes. Elle se cache dans le ronronnement lointain d’un tracteur de paysan qui tue sa monotonie en parcourant les routes sinueuses, botte de foin accrochée à la fourche.

La solitude elle te taquine, quand le temps de l’ennui, entre deux travaux de jardinage, tu repenses à ceux qui sont restés dans les villes où tu t’es vu grandir. Elle titille la nostalgie des nuits sans étoiles, des pic-niques improvisés à chercher un coin de verdure dans ces rues de béton et de briques, des festivals hebdomadaires, des musées contemporains, des films d’art et d’essai trop incompréhensibles qu’on en parle sur le trottoir pendant des heures sans se lasser.

La solitude elle s’agrippe sans s’accrocher vraiment, parce qu’avec cette nature, plus grand chose n’a de prise. Parce qu’il y a la famille, les amis, les villages et leurs ragots. Il y a tout ce qu’ont les villes, mais en plus doux, en plus petit, en plus lent.

La solitude elle te caresse comme un souffle chaud, elle s’affole et s’agite, mais si elle voit que tu l’ignores, elle va vite voir ailleurs. Ca ne veut pas dire que le manque n’existe pas, ça ne veut pas dire que tout est plus facile, ça veut juste dire que pour vivre heureux, on apprend à la regarder avec amour, la solitude.

Je préfère ma solitude des champs Creusois à celle des villes bruyantes et agressives…

Calme & Douceur.

Une toute petite impression de tranquillité. Le calme, l’évidence, le rythme serein des jours qui s’égrainent. Il est 19h et je suis sensé sortir du travail. Il ne reste plus que moi dans cette petite structure de vieilles pierres et je prends alors conscience de l’état de plénitude dans lequel nous sommes depuis quelques jours. Avec ce sentiment enivrant de fierté d’avoir enfin trouvé une façon de fonctionner entre Baiby, Grenouille et moi. Et comme tout est toujours en mouvement, que rien n’est figé surtout pas dans une famille toute fraîche de 9 mois, il était important de le noter, de le remarquer, de se le dire. Car il y aura d’autres moment de questionnement, de lassitude, de fragilité.

Se construire est une attention de chaque instant qui se complexifie lorsqu’on y ajoute un couple, puis des enfants. Trouver sa place, son rôle, son équilibre et composer avec toutes ces données au quotidien. Alors si un jour on s’éveille et on sent que chacun est heureux comme il est, il me parait important de l’exprimer, pour soi, pour lui, pour nous. Depuis le début, ma bulle de douceur c’est lui, maintenant, ce sont eux, mes deux hommes.

Alors brandir comme une victoire, à la face de ceux qui n’ont pas cru en nous, ce bonheur d’être qui nous caractérise et qui nous appartient. Ceux qui ont médit, ceux qui ont rit, ceux qui ont tentés de nous faire du mal. En vain. Nous avons résisté parce qu’il est ainsi, des vies qui se trouvent, qui fusionnent, s’aiment vraiment, librement, simplement et toute la méchanceté du monde n’a de prise.

Alors quelques mots avant de retrouver mon fils et l’homme que j’aime pour dire aux autres, à eux : Merci. Merci de nous avoir mis à l’épreuve car maintenant nous sommes plus forts, plus sûrs, plus déterminés que jamais. Aujourd’hui, Ma Grenouille et moi regardons notre fils et tout ce que nous avons construit (et c’est encore bien peu comparé à ce que nous souhaitons encore) et nous sommes fiers.

Je nous regarde et je nous trouve beaux, forts, vrais.