Calme et attentif comme une grenouille

J’ai acheté un livre pour mes enfants. Un livre qui ne raconte pas des histoires comme les autres. Un livre avec un CD audio dedans. Un Cd audio qui ne parle pas comme tout le monde.

Ce livre, il parle aux enfants.
Ce livre, il parle aussi aux parents parce qu’il explique ce que l’enfant ressent et pourquoi.
Ce livre, il calme les enfants.
Ce livre il calme les parents aussi, parce qu’il invite les parents à relâcher la pression.

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Mais qu’est-ce qu’il apprend aux enfants?

« Mon corps veut dormir, mais pas ma tête. Que faire? »
« Apprendre à surfer »
« Comment aller de l’avant? »
« Faire attention comme une grenouille »
« Ecouter les signaux du corps »
« Quel temps fait-il à l’intérieur? »
« Gérer les colères »
« Les pensées, que sont-elles finalement? »
« Patience, confiance et lâcher prise »
« Ce qui s’apprend enfant servira longtemps »

etc… etc…

Ce livre est en fait une invitation à la pratique de la méditation pour les enfants. Apprendre à observer ce qui se passe en soi pour mieux comprendre et gérer ses émotions.

C’est un livre écrit par Eline Snel, Thérapeute. Elle a mis au point une méthode de méditation adaptée aux enfants. Elle a créé aux pays-bas l’Académie pour l’enseignement de la pleine conscience. (…) Les bienfaits de sa méthodes sont tels que le ministère de l’Education des son pays a décidé d’offrir à tous les enseignants qui le souhaitent une formation dans son Académie.

Sur le Cd audio ce trouvent donc des exercices de méditation pour les enfants. Bon. Et alors, ça marche? oui, c’est ce que tu veux savoir, je le sais bien.

IMG_0241Lorsque j’ai reçu le livre et son CD, je l’ai parcourut vite fait, j’ai mis le CD dans la platine et je suis allée chercher mes enfants. Je les ai installés comme chaque jour face à leur petit biscuit de 17h et j’ai lancé la lecture du CD.

D’un coup, hop, le biscuit n’existait plus (ni Tchoupi, ni le livre de la jungle, ni Némo, ni Dragons…) et ils ont dressés l’oreille. Après quelques minutes de silence attentif (comme une grenouille), Montoutgrand « Maman, c’est qui qui parle? c’est quoi? c’est joli. »

Mes enfants étant encore très petits, la méditation sera de 2 à 3 minutes maxi juste à écouter attentivement la voix de la petite fille, mais pour un enfant de 5 ou 6 ans, c’est à mon avis absolument génial !

Le livre a pas mal d’écrits, à lire pour soi et à retranscrire aux enfants où directement à lire aux enfants. avec des photos de jeunes en méditation ou en activités, avec des images, des dessins rigolos.

Je te laisse te faire une idées sur cette vidéo d’une petite partie du CD audio…

Calme et attentif comme une grenouille par Eline Snel aux éditions Les Arènes (ISBN 978-2-35204-191-7)

{Edit du 11 mars } Voici justement un témoignage sur le blog de Maman au Foyer

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50 fois par jour.

Je découvre enfin les bonheurs que les autres parents avant moi ont subi et m’avaient soufflées à l’oreille entre deux bâillements de lassitude profonde. Je fais l’expérience des joies du « encore » pour la 246 eme fois en 5h. Et tout y passe : Totoro, le générique de l’âne TroTro « trotro rigoloooooo » et cet abruti de bouquin à la con « La tractopelle d’Axel ».

Alors c’est entre deux bâillements de lassitude profonde que je t’annonce que mon fils a presque 3 ans, qu’il découvre le rituel de l’apprentissage par abrutissement et anéantissement total du parent désabusé.

Et hooooo miracle de Noël ! La grand-mère a offert un livre à Montougrand, un livre qui ne déroge pas à la règle du « lis encore maman » pour la 50 eme fois consécutive sans respirer, mais un livre EXTRA. Il n’est pas instructif, il n’est pas fait pour réfléchir, il est juste divertissant, drôle, adapté aux enfants. L’idéal donc. ^^

Je te présente le livre élu meilleur trouvaille de retraité de l’année, médaillé d’or par le parent fatigué et pastille génial du gamin surexcité :

« La Croccinelle  » !

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C’est l’histoire d’une Croccinelle…
Elle court, elle court la Croccinelle aux grandes dents !

Elle est au far west la Croccinelle, et il y a une poule shérif, un Loup bandit, une histoire de dentier… mais il y a surtout la CROCCINELLE ! Et comme ils disent en 4eme de Couverture, c’est vraiment : « Une histoire complètement à l’ouest! »

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La Croccinelle par Michaël Escoffier et Matthieu Maudet aux éditions Frimousse : Je suis fan, mon fils aussi, je te la conseille 🙂

Je cuisine « Sans ».

LivreCupillardDepuis que j’ai supprimé les Plv de notre alimentation (et non sans mal, ou non sans mâle devrais-je dire) mon fils semble avoir récupéré un transit normal et acceptable. L’homme aussi, mais il ne le dira pas, pudeur et fierté oblige. Pour ma part, je me suis sentie progressivement moins lourde, moins chargée intérieurement. Mais nous n’avions ni les uns ni les autres dans cette famille un réel besoin de supprimer les plv, c’était seulement une volonté personnelle, une conviction que j’ai décidé d’appliquer à ma famille, comme ça, pour voir. Etrangement, j’avais dis que le beurre, pour le moment c’était vraiment trop dur de le supprimer, et finalement, la dernière plaquette est restée à sécher au fond du frigo et vu la date, on s’est rendu compte que l’on avait pas consommé de beurre depuis près de 3 mois. C’est devenu une sorte de réflexe de trouver des recettes qui permettent de remplacer le beurre par une autre matière grasse ou carrément la supprimer si c’est possible.

Et puis, il y a quelques semaine, après avoir mangé des oeufs, j’ai été malade. Nan, pas un peu malade comme ça au détour d’une fatigue mal digérée, malade, malade, genre, très malade. J’ai noué des liens très étroits avec mes toilettes et mon lit durant une semaine. Et comme j’avais déjà remarqué que les oeufs et moi c’était pas la fête du slip, j’ai décidé de les éviter eux aussi. Et depuis maintenant 15 jours, nous voici sans lait et sans oeufs. Et là, je dis merde, mais comment je vais faire pour cuisiner? Et mes quiches? et mes gâteaux? et mes plats trop bons trop gras? les crêpes? Hooooo noooooon !!! PAS LES CREPES !

Bref, j’ai paniqué ! L’homme en a profité pour me suggérer sensuellement à l’oreille que mes purées au lait d’avoine, c’était juste pas bon et que pour la purée si on pouvait remettre du lait de vache ce serait pas une catastrophe. Ciel ! Que n’avait-il pas dit là ! Aussitôt je repris du poil de la bête et je resserrais l’étau en disant que non, s’il n’aime pas, je trouverais une autre recette, mais plus jamais nous n’achèterons de lait de vache sacré nondidiou !

Et tous ces défis sans lait et sans oeufs m’ont donné envie de cuisiner encore plus, d’apprendre, de lire, de goutter et de découvrir d’autres goûts, d’autres saveurs. Une visite chez des gens m’a fait chanter les papilles avec un gratin d’épeautre sans plv, sans oeufs et sans gluten et c’était une pure merveille gustative. J’ai alors voulu trouver un livre de recette qui soit « Sans », qui soit beau, qui soit simple et qui soit bon. Et j’ai trouvé Valérie Cupillard (Ici) et son blog, et son livre. J’ai eu envie d’acheter son bouquin « Cuisinez gourmand, sans gluten, sans lait, sans oeufs » qui est arrivé à la maison il y a 3 jours…

Il est gros, il est beau, il est simple et coloré. Il donne envie. Envie d’essayer, envie de cuisiner et surtout envie de changer. De changer tout ce qu’on fait mal ou tout ce qu’on fait par habitude et par mimétisme sans comprendre, sans se renseigner, sans chercher à voir plus loin, à voir autrement. Elle nous donne des astuces pour remplacer ce que notre palais et nos papilles ont trop souvent aimé, le sucre, les oeufs, le lait, le beurre, la crème fraîche etc…  Elle explique, sans juger, sans imposer, elle donne toutes les clés et on choisi Sa solution, Son gout, étape par étape, à Son rythme.

Et lorsque tu découvres que tu peux faire de la mayonnaise, de l’aïoli ou des crêpes sans lait ou sans oeufs ou sans gluten, tu sens renaître en toi l’envie de te goinfrer, sauf que cette fois-ci, tu vas te goinfrer « Sans » te faire du mal. Et quand tu gouttes et que tu regardes tout ce que tu n’as pas mis, que le gout est similaire ou même meilleur, tu te rends compte que tu ne manges pas « Sans », mais que tu manges « Mieux » ou simplement « Avec » mais avec d’autres ingrédients. Et c’est ce que l’esprit a du mal à intégrer, il croit que s’il n’y a pas d’oeufs, ce ne sera pas vraiment une pâte à crêpes, que s’il n’y a pas de beurre, ce ne seront pas de bons sablés, que s’il n’y a pas de farine de blé, ce ne sera pas un bon gâteau au chocolat. C’est une simple vue de l’esprit. Mon fils de 2 ans n’a pas toutes ces conventions, pour lui, le beurre a un goût, l’huile en a un autre, mais les sablés de maman, il les dévore et pourtant ils sont sans beurre et sans oeufs. Au final, beurre ou pas beurre, oeufs ou pas oeufs, il s’en fout. Nous, les grands, les accoutumés, les conditionnés, si on ne nous dit rien, on ne remarque rien, mais si on nous le dit que c’est « Sans », on a un jugement sur la question avant même d’avoir goûté et on décrète d’emblée que ce sera moins bon car pas « Authentique »…

Et là, on se rend compte que l’on est bien dressés. Alors parfois, je ne dis rien, je fais mon plat et une fois que tout le monde a bien tout englouti avec plaisir et appétit, que les compliments ont fusé, là, j’annonce que c’était un plat « Sans » et l’esprit alors capitule enfin. La ruse pour dompter le goût c’est l’ignorance, une sorte de blind-test surprise…

Et donc, je vous recommande vivement ce livre qui m’a tant plu : Cuisinez gourmand sans gluten, sans lait, sans oeufs de Valérie Cupillard chez Prat’ éditions.

E129 et ses copains.

Un jour, au détour d’un rayon fruits sec, j’ai vu des fraises séchées. J’adore les fruits secs surtout ananas et pomme. J’ai eu envie de retrouver le goût simple et sucré des fraises que je laissais moi-même sécher étant petite, c’était bien meilleur que la fraise Tagada de monsieur Haribo. J’ai donc pris ce pot de confiserie Naturelle et j’insiste sur cette idée de ‘nature’, car pour moi, dans mon esprit, il ne pouvait y avoir rien de mauvais dans cet aliment sains et séché. En gros pour faire une fraise séchée, il faut une fraise et du temps pour la faire sécher ( Tiède , ventilé et dans le noir de préférence), ensuite elle se conserve à l’abris de la chaleur et de la lumière pendant pas mal de temps ! l’avantage des fruits secs comme on le sait !

Oubliant hélas le fait que sorti des fruits secs bio, tout était arrangé pour que ça attire et ne moisisse jamais, oubliant jusqu’au documentaire édifiant que j’avais vu la semaine passée où l’on nous expliquait sans plus de fioritures que les abricots secs sont traités au dioxyde de soufre…  j’achetais ce petit pot, guidée par ma gourmandise et ma nostalgie.

Je fais vite, je paie mes courses et au moment d’ouvrir le pot pour en faire découvrir toute la saveur à mon fils, me vient quand même le réflexe de maman de regarder l’étiquette.

STUPEUR !

Colorants, additifs, Etruc et Ebidule et en gros et en gras sur la boite : E129, Attention cet additif peut provoquer l’hyperactivité chez les enfants.

… Je m’assoie, je pose la boite sur le table…. Je me lève, Je jète la boite à la poubelle.

Ce jour là, quelque chose en moi s’est ouvert. J’ai pris conscience que le naturel n’existe plus en grande surface. Je me suis rassurée en me disant que mon magasin Bio allait me voir (encore) plus souvent et qu’au moins eux, je peux leur faire confiance. (c’est ce que je croyais du moins) Mais soucieuse de ne plus jamais refaire cette erreur (en plus jeter de la nourriture qu’on ne peut même pas donner aux poules ça me tue, sans compter le prix que j’y ai mis hein, soyons quand même un peu terre à terre) je décidais de m’acheter le livre de Corinne Gouget Danger additifs alimentaires parut aux éditions Chariot d’Or.

Additifs_alimentaires_Danger_Corinne_Gouget

Un livre simple, petit qui se glisse facilement dans le sac à main quand on part faire des courses. Un livre qui a un code couleur rouge, orange ou vert, qui te permet d’un simple coup d’oeil d’avoir une idée de la dangerosité de l’additif qui s’est glissé discrètement dans ton produit préféré. Mais Attention, je te préviens, une fois que tu as acheté ce livre, que tu as mis le nez dans la composition de tes aliments, tu ne peux plus JAMAIS revenir en arrière. Savoir que ton goutter préféré contient 3 additifs cancérigènes ou que ton plat rapide qui te sauve tes repas speed est potentiellement facteur d’asthme ou favorisant l’anorexie… bref, quand tu sais ce que tu manges, tu n’as plus envie d’en manger.

Nous avons aussi découvert des applications Iphone et Androïd pour nous assister comme Additif alimentaire+ (Androïd) ou Numéro E (Iphone) ou encore les additifs alimentaires 2 (Iphone)

Et il existe aussi un site Web qui retrace les produits qui sont SANS additifs dangereux, ça permet de gagner du temps : http://www.sansadd.fr/

Alors, nous avons revu (encore) notre frigo et nos placards pour supprimer au maximum les dangers. Nous faisons nos courses avec beaucoup d’attention et en Bio presque exclusivement (oui, presque parce que ce n’est pas toujours possible) Et dernièrement, en Bio, j’ai aussi trouvé des additifs dangereux, des sulfites, des glutamates et j’en passe. C’est devenu très compliqué de se nourrir vraiment sainement. Et avec l’allaitement, je me pose encore plus de questions, est-ce que ce fameux E129 passe dans le lait si j’en consomme (et j’en ai forcément consommé et pas que celui-là) est-ce qu’il est assimilé aussi par mon enfant? en l’état ou transformé? et je ne parle même pas de la grossesse parce qu’il n’y a pas que l’aspartame qui devrait être interdit aux femmes enceintes ! C’est effrayant…

Alors, aujourd’hui, je te parle de ces additifs qui sont dans tous les bonbons, gâteaux et autres boissons sucrées de ton cher petit ange énervé et électrique, je te parle de ce facteur ingurgité auquel tu n’as peut-être pas pensé et qui t’accompagne chaque fois que tu essayes de calmer un peu ta tornade blanche avec son bonbon préféré, ce petit additif qui vient aggraver les choses sans que tu le saches, parce que personne ne te l’avait dit.

Moi, je te le dis, méfies-toi de :
E102 (tartrazine)
E104 (jaune de quinoléine)
E110 (jaune orangé)
E122 (carmoisine)
E124 (Ponceau 4R)
E129 (rouge allura)
E211 (benzoate de sodium)

Ici, parfois, j’en pleure de rage quand je vois que même le jambon est dangereux !

Porter Bébé.

Porter mon fils dès sa naissance ? Bien sûr c’était une évidence.
Faire évoluer le portage en fonction de son âge et de son poids, de son évolution et de la mienne? oui, c’était aussi une évidence.
L’adapter à son père et à sa mère? Bien entendu !

Et à la maison, il y a tout ce qu’il faut pour porter bébé de la sortie du ventre à aujourd’hui, sur papa, sur maman, devant, derrière, sur le côté…

Mais alors pourquoi j’ai acheté ce bouquin? … Aucune idée !

P1120653Quand je l’ai reçu, je me suis dit : « Merde, un achat inutile ». Mais je l’ai ouvert et je l’ai lu. Je me doutais que je ne serais pas déçue, c’est du Didierjean-Jouveau, c’est forcément réfléchi et documenté, instructif aussi. Et ce le fut.

Peut-être que, secrètement, j’espérais ou j’imaginais retrouver dans ce petit livre toutes les techniques de portage qui existent. Pas une méthode pour apprendre à porter, mais plus un éventail de ce qu’est le portage dans le monde et les cultures par exemple. Et il y a de ça, en effet, mais il y a surtout, de l’information concrète sur les bienfaits du portage. Sur des études menées dans des sociétés différentes où la poussette n’existe pas ou peu et où les enfants évoluent contre un parent.

C’est clairement une ôde au portage, un réel parti pris de la part de l’auteur mais quand on le lit, on ne peut qu’adhérer à cette technique de transport de l’enfant puisque tout s’appuis dur des chiffres, des observations sociologiques, du bon sens aussi.

Alors quel intérêt de prêcher une convaincu? Simplement, comme toujours, de rassurer une maman qui a parfois des doutes face à un entourage qui ne s’émeut pas d’un enfant pleurant dans sa poussette face au monde et coupé du regard et du contact de sa mère alors qu’il n’a même pas 2 mois, lui donner des arguments pour contrer les détracteurs qui oseraient s’immiscer dans ses choix et ses convictions, pour expliquer aussi, pourquoi, comment, quand, et qui…

En fait, ce livre, c’est avant tout de la culture et de l’information et honnêtement, dans ces domaine, même si on a des instincts purs ou des convictions, ça ne fait jamais de mal de creuse un peu plus !

« Porter Bébé, Avantages et bienfaits », par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau, aux éditions Jouvence.

Partager le sommeil de son enfant.

Je te rappelle que je suis en mode « Baleine échouée sous plaid sur canapé » et qu’en conséquence, mon activité principale varie entre lire, boire du thé et pisser.  Aussi ai-je pas mal de bouquins à te présenter, chose qui va devenir rare après le retour de la maternité (mais je gage que j’aurais alors bien d’autres choses à raconter) !

Alors, voici un livre que j’ai acheté comme ça, sans y penser, en me disant, c’est du Didierjean-Jouveau, donc c’est instructif : Go !
Lorsque j’ai eu mon fils, le cododo n’était pas du tout prévu au programme, nous n’en avions pas discuté avec l’homme et je crois que l’un comme l’autre, c’était un sujet dont on se foutait royalement. Dès le début, et parce que l’allaitement était monté à près de 10 tétées par nuit, nous avons installé ce beau bébé goulu entre nous deux dans le lit, histoire d’éviter d’avoir à me lever et de profiter d’un sommeil (presque) réparateur pendant les tétées nocturnes. Puis, il a grandit, il a (un peu) espacé ses tétées et nous l’avons mis dans son lit, ce dernier étant toujours dans notre chambre, mais plus distant. Puis, grandissant encore, ne réclamant (presque) que 4 tétées par nuit et ayant constaté que la qualité du sommeil de chacun n’était pas au rendez-vous (s’il remue un orteil, ça me réveille et que si je remue un orteil, ça le réveille), nous avons séparé les chambres. Puis, l’enfant grandissant toujours (ça ne s’arrête jamais ces petites bêtes là) il n’y eut plus de tétées nocturnes mais l’enfant refusa du jour au lendemain de dormir seul : Retour dans la chambre parentale…

Ces étapes, nous les avons vécues sans se poser de questions, sans polémiquer sur « est-ce que tu crois que c’est bien? » ou « Laissons le pleurer ». Notre fils avait un besoin, nous nous adaptions à lui et en réalité, ça ne nous dérange pas.

Et l’intimité me diras-tu ? T’en fais pas pour nous te répondrais-je !

Alors quand j’ai vu ce bouquin chez mon Amazon préféré, vu ses 4€90, je me suis dit : « tiens, voyons cela… »
Et j’ai vu. Un livre simple, informatif, plein de sagesse et de bon sens. Un livre dans lequel je me suis retrouvée, moi qui ne suis ni pro ni anti cododo, un livre plein de douceur qui remet régulièrement les choses à leur place et tout cela en même pas 100 pages. J’ai été réconforté dans mon instinct, bousculée par des chiffres, choquée par certaines pratiques décriées, mais surtout, j’ai été touchée par l’auteure, son humanisme, sa simplicité, son savoir.

Après la lecture de ce livre, j’ai su tout de suite que pour mon second, je ferais pareils, je ne me poserais pas de questions, je laisserai mon instinct et mon bébé me dire ce qui sera bon pour nous, cododo ou pas, on verra.

Mais lorsque ma mère me fera cette saloperie de réflexion : « Je n’aime pas que tu dormes avec ton fils, tu te rends compte que près 12% des nourrissons meurent écrasés par leur parent? c’est grave quand même! » Alors je lui répondrais « Maman, est-ce que tu te rends compte que les 88% restants sont morts de n’avoir pas dormi avec leurs parents? »

A lire : « Partager le sommeil de son enfant » Par Claude-Suzanne Didierjean-Jouveau aux éditions Jouvence.

Apprends-moi à faire seul ?

La pédagogie Montessori, je n’en avais jamais entendu parler avant d’avoir un enfant. Il faut dire que tout ce qui touchait les enfants ne m’intéressait absolument pas avant de tomber enceinte. Alors, tout un univers s’est ouvert à moi et tout un tas d’informations en vrac, sans savoir ce qui est bon ou pas. Seulement l’instinct d’une mère est assez fort pour dicter un minimum de valeurs, pour déterminer, même vaguement, ce que l’on veut ou non pour son enfant. De là, on commence à lire, de tout et souvent du n’importe quoi, jusqu’à trouver des parents, des références, des idées et des valeurs qui savent convaincre et respecter l’enfant (et non le seul bien être du parent fatigué qui n’a pas l’intention de se laisser dicter sa loi par un gnome de quelques mois…)

Et mes valeurs à moi, elles m’ont guidées vers la pédagogie Montessori, elles m’ont, du moins, donné envie de m’y intéresser, de prendre ce que je pouvais prendre et de laisser ce qui ne correspondait pas (on n’est pas non plus des ayatollah de l’éducation parfaite…)

Seulement quand on n’y connais rien et qu’on découvre un nouvel univers, vaste et plein de bonne volonté, l’envie première est de trouver des pistes, des réflexions, un guide même pour commencer à mettre en place (autant que possible) cet environnement pour épanouir (encore plus) son superbe bébé plein de vie. Pour moi, il n’existe rien de mieux qu’un bon bouquin pour te remuer les méninges et t’apprendre en douceur (ou pas).

J’ai donc tapé « montessori » dans mon Amazon préféré (ben oui, ma librairie près de chez moi est assez limité en terme de pédagogie, les romans à l’eau de rose et les mangas ça vend mieux…) et j’ai soigneusement étudié la liste. Seulement quand on ne connait pas comment se repérer ?

Pour le coup, j’ai regardé l’éditeur en premier et ici, Eyrolles, m’a inspiré confiance. Ensuite, le titre m’a donné beaucoup d’espoir quant à son contenu…

J’avoue avoir été un peu déçue, mais tout simplement parce qu’avec un titre pareils, je m’attendais à trouver des jeux, des idées, des activités à faire faire à mon fils, un festival de pistes pour qu’il arrête de s’ennuyer dès 16h après avoir lu 5 fois ces 21 livres et retourné 3 fois la maison parce que les couches et la bouffe du chat c’est plus rigolo que les vroumplanet…

Mais non. C’est un super livre, très très intéressant si on veut comprendre et connaitre à fond en quoi consiste la pensée et la réflexion de Maria Montessori. C’est un super bouquin si on s’intéresse au travail mis en place dans les écoles Montessori et par le travail des éducateurs. Bon… et dans ma vie de maman, ça change quoi si tu ne me donnes pas quelques idées? C’est très intéressant quand le livre te parle des rythmes de l’enfant, des périodes sensibles, de la concentration, de l’auto-discipline… Super… Bon et alors, je l’applique comment tout ça ?

Sur 214 pages, tu dois attendre la page 184 pour avoir une liste d’exemple d’activités. Oui, mais 6 pages plus loin, c’est la conclusion, merci, au revoir.

Alors, je ne dis pas que ce bouquin n’est pas utile ou intéressant pour ta culture générale ou pour tes discussions enflammées avec les mamans de ton entourage. Seulement si comme moi, tu attends qu’on te guide et qu’on te donne tout cuit dans le bec des idées d’activités pour ton enfant, parce qu’active et pressée, tu n’as ni le temps ni l’énergie de réfléchir à comment tu pourrais utiliser un kiwi comme activité épanouissante, je te déconseille ce bouquin, tu serais vraiment déçue.

Et même si je ne regrette pas de l’avoir lu, je sens déjà venir le coup qu’il va dormir dans ma bibliothèque avec tous les autres livres que tu lis une fois et que tu oublis. Dommage.

« Apprends-moi à faire seul » (la pédagogie Montessori expliquée aux parents) par Charlotte POUSSIN aux éditions Eyrolles.