L’hésitation.

hesitation
J’ai hésité.
Août, septembre, octobre, novembre, j’ai hésité.
Et puis non.

Non je ne fermerai pas ce blog. Pas maintenant, pas encore, pas du tout même.
J’ai hésité à en ouvrir un autre. Qui serait plus adapté à ma nouvelle vie. Un qui me changerait de mon passé.
J’ai tout créé… Et puis non.

Non, parce que malgré tout je suis la même. Un peu différente, mais la même.
J’ai juste envie de continuer à écrire et j’ai juste BESOIN de continuer à écrire.
Je vais reprendre le rythme, progressivement, en douceur, j’ai presque l’impression d’être convalescente ^^

Alors coucou !

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C’est bientôt l’école maman?

3.
Laisse moi remonter le temps…
3…2..1…
Et te regarder maintenant…

Mon petit d’homme.
Mon grand bonhomme.
Mon garçon.

3.
Ce chiffre que tu me répètes si souvent.
Et tu nous dis « Moi je suis grand »
Mon si petit bébé,
Qui pousse et pousse sans s’arrêter.

3.
Et dans 2. Maman pleure.
Dans 2. à l’école.
Au milieu de la meute pointure 25,
Sans protection pendant des heures…

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3.
Et si fier !
Parce que « Moi j’a des muscle »
Parce que « Moi j’a des poils qui piquent »
Parce que « Moi je suis le grand frère »

3.
Sur sa route, sur son chemin.
Et tout va bien.

Maman flanche parfois.
Je te vois si petit.
Je te vois si grand
Je te vois si indépendant.

3.
Et restent 2 mois

2.
Pour me faire à l’idée.
Pour me préparer.
Pour que ton nouveau chemin,
on le fasse main dans la main.

Maman est un problème.

Tableau de Tomás Yepes, XVIIe s.

Tableau de Tomás Yepes, XVIIe s.

 

Avant maman avait un problème.
Maintenant, maman n’a plus de problème.
Maintenant, maman est un problème.

Parce que maman ne mange plus ni laitages (mais ça c’était déjà avant), ni gluten, ni viande. Bref, maman est devenue Végan. Maman est une emmerdeuse.
Pourtant, maman n’impose rien à personne. Elle cuisine quand même le steak de papa, elle fait quand même du pain et des gâteaux. (tout cela qu’elle ne peut plus manger, parce que ça la rend malade, l’emmerdeuse…)
Mais pour papa, maman est une emmerdeuse, « va peut être falloir arrêter tes trucs de youloulou ! »

Alors quite à être prise pour une allumée, j’ai décidé de jouer le jeu à fond :

Hier soir…
Moi : « Tu veux manger quoi bébé ce soir? »
Montougrand : « Des saucisses et un yayout »
Moi : « Tu veux manger un cochon bébé tu es sûr? »
Montougrand : « Non maman, je veux juste manger des saucisses pas du cochon, faut pas manger les cochons maman, c’est gentil un cochon »
Moi : « Tu sais bébé, la viande que tu manges c’est un animal gentil qu’on a tué, et les saucisses, c’est un cochon qu’on a tué et qu’on a mis dans une saucisse… Tu veux toujours manger une saucisse? »
Montougrand : « Non maman, je veux pas manger des animaux, je prendrais juste un yayout, je peux manger un yayout maman? c’est pas des animaux? »
Moi : « oui bébé, les yaourts de maman ce ne sont pas des animaux, tu peux en manger »

Le repas se passe. Se passe bien même.
Puis, l’homme rentre et décide de se manger une boite de sardines.

Montougrand : « Papa, je peux gouter? »
Moi : « tu sais bébé, les sardines ce sont des petits poissons »
Montougrand : « Les poissons c’est des zanimaux? »
Moi : « oui, mon ange, ils vivent dans la mer »
Montougrand : « Alors z’en veux pas papa, on doit pas manger des animaux »

L’emmerdeuse a déclaré une guerre ouverte en instrumentalisant son enfant pour faire plier le mâle récalcitrant, voilà ce que certains diront.
C’est leur vérité, moi, je replace seulement les faits et je laisse le choix à mon fils de manger ou non des animaux morts.
Et pour le reste, chacun sa conscience.

Cette décision de ne plus manger de viande, je l’ai prise seule après plus d’un an de réflexion. C’est mon choix, mon parcours, mon corps, ma façon de penser et de vivre la nourriture. Je n’ai rien demandé à personne, je n’ai rien imposé à personne. Je savais que ce choix ne serait pas spécialement bien apprécié autour de moi et j’ai poursuivi ma démarche en conscience. Pourtant, le jour où j’ai annoncé à l’homme que je ne mangerai plus de viande, la soirée s’est terminée par cette phrase : « Je crois qu’on est devenu trop différents, il vaut mieux qu’on se sépare. »

Je te rassure, j’ai pu rattraper le coup, ramener cet être inquiet à la raison, on ne peut pas quitter sa femme pour un steak, c’est insensé, toutefois, j’ai compris que la bouffe, c’est comme le cul, faut pas déconner !!!

Aujourd’hui, tout est devenu plus calme et papa se carne quand maman se légumise et tout ça dans la joie ^^

Les mots de maman sont les maux de bébé.

p_27_atelier_de_communication_non_violenteJeudi soir, 23h. Je suis fatiguée, vraiment fatiguée. Avec un rhume qui ne passe pas. J’ai enfin réussi à endormir Montoupetit. Il reste Montougrand, surexcité à l’idée d’aller retrouver sa chérie d’amour le lendemain et qui refuse de dormir. Toutes les excuses sont bonnes : Pipi, biberon, doudou, tétine, de l’eau, sa couverture etc…

Je commence sérieusement à m’agacer. Je demande constamment à Montougrand de parler doucement, mais il s’énerve (comme moi) et ce qui devait arriver arriva : Montoupetit se réveille. Furax, je me retourne et je dis à Montougrand « Merci, vraiment, merci ! tu as réveillé ton frère, c’est pas cool franchement ».
Il se rebelle, hurle que c’est pas lui, que c’est pas vrai « Maman, c’est pas moi, il s’est réveillé tout seul, c’est pas moi maman !! »
Et pouf plus de bruit, Montoupetit s’est rendormi tout seul.
« C’est pas moi maman, c’est pas moi qui l’a réveillé » et moi de répondre
« Bon ça suffit maintenant, tu te couches et tu dors, je ne veux plus t’entendre ! »
Il pleure un peu et s’endort en 2 minutes.

Vendredi passe. J’oublie cet épisode évidemment.

Vendredi soir, au moment d’aller au lit, Montougrand me dit qu’il a mal à l’oreille gauche.
Il dit qu’il a un caillou dans l’oreille qui lui fait très très mal. Plus les heures passent et plus il a mal. Je lui donne du doliprane, je ne sais pas trop quoi faire. Mais il semble aller de plus en plus mal et je m’inquiète.
Pas de fièvre, pas d’autre symptômes, juste l’oreille qui le fait se tordre de douleur et pleurer. Je me dis qu’il est fatigué, je le monte avec moi pour le coucher.
Il dort un peu.
Je me dis que c’est gagné, mais quand il se réveille vers 23h, il a toujours aussi mal et je suis un peu en panique.

Nous sommes chez des amis et ils ont un tout petit ange de 4 mois qui est couché, j’ai pas envie que Montougrand réveille le bébé, mais je ne sais pas quoi faire.
Finalement, le bébé pousse un petit cri et se réveille.
Et Montougrand qui me dit « C’est pas moi qui l’a réveillé, maman, c’est pas moi il s’est réveillé tout seul ! »

Et là, je réalise ! mais oui mais c’est bien sûr ! L’oreille gauche c’est Maman qu’est-ce que j’ai dit, j’ai forcément dit quelque chose que mon grand bébé ne voulait pas entendre, ça lui a fait mal, comme un caillou ! Mais évidemment !

J’ai regardé mon Grand fils de 3 ans, je l’ai serré contre moi et je lui ai dit :
« Non mon amour ce n’est pas toi qui l’a réveillé. Excuse moi mon ange, hier soir non plus ce n’était pas toi qui a réveillé ton frère, il s’est réveillé tout seul, mais maman était un peu énervée et elle a dit ça alors que c’était pas vrai. je te demande pardon ma puce. »
Il m’a juste répondu « Oui maman, c’était pas moi ».

Je l’ai serré très fort et 2 minutes après, il m’a dit « Maman, je voudrais descendre avec papa »

Je l’ai laissé descendre, il a enfin mangé un peu et il ne s’est plus du tout plaint de son oreille, la nuit s’est passé tranquillement. Le caillou était parti tout seul. Et moi, j’ai eu ma leçon : Fais attention à ce que tu dis, tes mots peuvent créer des maux…

Ma Coccinelle Verte

Les bébés ont eu la varicelle. C’est bien, c’est fait, mais c’est quand même pas une partie de plaisir ! Ca gratte, ça énerve, ça empêche de dormir, ça donne de la fièvre et le nez qui coule et toi, parent, comme toujours, tu sers les dents et tu te reposeras quand tu seras mort. J’avais eu tout un tas de bonnes infos par les copines pour faire faire des préparations naturelles afin de faire passer au mieux et au plus vite les boutons moches et tout le reste. Et puis, je n’ai rien fait de tout ça, j’avais pas de sous, impossible de me procurer un truc non remboursé par la sécu. (Quand même quand t’en arrives là tu te dis que merde quoi !)

Bref, je me dis, allons-y sans filet !

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Et bam ! Montougrand qui me sort des boutons, 2 dans la tête et une dizaine le lendemain. Je me démonte pas, je sors mon tube d’argile verte et je couvre chaque bouton. On attends… plus rien. Je le patche avec un remède non conventionnel que même ton homéopathe il connait pô ! Et en 3 jours c’est terminé, pas un seul bouton qui gratte, pas d’autre apparition, reste plus qu’à cicatriser.

Tout content, on se dit que pour Montoupetit on a la recette en poche. 15 jours plus tard HopRebelotte Coucou la Varicelle ! Sauf qu’il y avait de la fièvre et une toux bizarre, genre coqueluche… Je l’emmène chez l’homéopathe. Il lui donne un traitement, il le magnétise (oui mon homéopathe est aussi énergéticien et je le kiffe) et je repars avec une belle ordonnance. Arrivée à la pharmacie, elle me dit :

« Pour les boutons il ne vous a rien marqué? Je vous conseille de mettre de l’huile essentielle de Niaouli diluée dans de l’huile de pépin de raison à 20% la dilution »

« Ha oui? j’en ai, mais non ça va je mets de l’argile »

« Holala mais non, l’argile ça assèche le bouton et ça agresse la maladie qui va réagir et qui va proliférer »

… Je suis restée interloquée. Mon esprit a visualisé le virus de la Varicelle, croiser mon tube d’argile verte et se dire : « Putain les mecs, de l’argile !  A l’attaque !!!! » Et juste après, voir ce même virus croiser l’huile de niaouli et dire « C’est bon c’est cette lopette de Niaouli, on peut aller faire une sieste! »

Bref, à ce stade elle m’a définitivement perdue et je suis rentrée chez moi sans trop savoir quoi faire. Alors pour l’expérience, j’ai testé l’huile de Niaouli, qui est sensé sécher le bouton (tiens c’est drôle l’argile verte aussi) Sauf que bon, c’est de l’huile, c’est gras, et un 18 mois, ça bouge, ça se gratte, ça vit quoi… les 2 boutons qu’il avait sur le visage ont bientôt graissé une belle partie de la joue et dans l’heure qui a suivie pleins d’autres petits boutons sont arrivés.

Finalement, j’ai décidé d’écouter mon instinct et j’ai repris mon tube d’argile verte. J’ai couvert chaque bouton pendant la tétée, histoire que ça ait le temps de sécher sans en mettre partout et j’ai laissé la journée comme ça. Et rien. Non seulement ça avait stoppé la croissance des petits boutons, mais en plus ça a évité la prolifération. Sauf…. Sur le zizi (pas d’argile sur les muqueuses) et au coin de l’oeil.

Alors on dira ce qu’on voudra mais avec l’huile, il se grattait, avec l’argile il ne se grattait plus. Avec l’huile ça proliférait, avec l’argile ça a stoppé. Avec l’huile rien n’a séché, avec l’argile en 1h les boutons étaient secs… Ma méthode a convaincue presque toutes les mamans des enfants que gardent les nounous de mes fils, toutes celles qui ont testées l’argile ont eu des enfants avec assez peu de boutons et pas de grattage. Les autres ont galéré à l’éosine… Alors? Coincidence?

C’est (presque) l’été…

Chouette ! l’été est là. presque là. Tout près, avec ses journées farniente, avec son soleil, son ciel, moutons blancs passagers.
Chouette, c’est le moment des petits hauts, des petits bas, des petits bouts de tissus pour cacher l’essentiel mais pas trop.
Chouette, c’est la période qu’on attendait pour colorer la garde robe et faire sa pin-up en terrasse.

L’été c’est beau, c’est chaud, c’est rigolo.
On se sent femme et divine, on cherche à plaire après l’hiver.
On veut être épilée, bronzée, dorée.
On veut bouger des fesses, frétiller des seins.
On veut plage.
On veut encore plage.

Et pour moi, l’été pourrait être tout ça si…
Si je n’avais pas l’air tellement enceinte alors que je ne le suis pas.
Si pour cacher ce ventre j’étais pas obligée de porter des gaines trop chaudes.
Si pour me sentir à peu près bien dans ma peau j’étais pas emmitouflée dans des petits hauts à 3 épaisseurs qui font illusion et qui font transpirer.

Entreterremere

Ho oui, je pourrais assumer cette bedaine au nombril proéminent, laisser parler tout ce petit monde sur ma possible grossesse (quoi, encore? quand même !)
Ho oui, je pourrais m’en foutre royal et j’aimerai.
Mais je n’y arrive pas.

Alors je vais encore vivre cet été comme un Bernard l’ermite, repliée dans ma coquille à faire mes exercices d’hypotension inutiles (ou presque) et à manger du chocolat, parce que maigrir rendrait les choses bien pire… !

Petite soupe improvisée…

Soupe-entreterremereIl était tard, il faisait faim.
J’ai ouvert le frigo et j’ai eu envie d’une soupe.

Depuis quelque temps, on a trouvé un maraicher qui nous fait des paniers à la semaine. On ne choisi pas ce qu’il y a dedans, on fait avec les fruits et les légumes de saison.
Le concept est génial, mais parfois, tu as des légumes dont tu ne sais pas quoi faire. Et ce soir là, il me restait quelques trucs qui ne me disaient rien.

Et puis, comme prise d’une inspiration incroyable, j’ai su que cette soupe allait être magique, délicate et délicieuse, une merveille !
L’homme n’en revenait pas comme elle ne ressemblait à rien (merci les feuilles de blette) et comme pourtant elle était bonne.
L’homme sait flatter, c’est évident :
« Ca ressemble à rien ton trucs là »
« Goûte, on sait jamais »
« Putain, c’est super bon ! »
« Tu vois… »

Alors au cas où toi aussi tu voudrais vider tes bacs à légumes d’hiver pour un plat trop bon de la mort, voici la recette :

Des feuilles de blette (à découper en petit morceaux)
Des champignons de Paris (à couper en tranches fines)
2 gousses d’ail (émincées)
Un reste de fenouil (émincé aussi)
Une barquette de lardons

Sel
Poivre
2 càc de Curry
2 càc de Pyrèthre d’Afrique

Commencer par faire revenir les blettes comme des épinards dans de l’huile d’olive. Puis ajouter l’eau et tous les autres ingrédients.
Servir chaud, manger le tout et quand il ne reste que le bouillon, vous pouvez finir avec un peu de sauce soja c’est à se damner !

Je m’en lèche encore les babines !