Maman, c’est pô bon !

Puree_de_Legumes_ingredientsLes enfants, on le sait c’est difficile à nourrir. Pas au début, en général, les deux premières années, ça va à peu près. Mais ensuite, ces petites papilles se sentent pousser des préférences gustatives et on se retrouve avec des choix de recettes étranges telles que « Saucisses Jambon » ou « Yayout poisson » ou pire, « Chocolat canard »…

Alors, partant de ce constat que la nourriture n’était pas une affaire de mélanges bien sentis, j’ai dernièrement opté pour une purée « Carotte, courgette, banane » Oo

Non, ce n’est pas vrai. Enfin si, j’ai fait cette purée improbable à mes enfants, mais non, ça ne s’est pas vraiment passé comme cela. Depuis quelque temps, je te parle que nous essayons petit à petit de manger un peu plus cru et un peu moins cuit. Et c’est pas facile tous les jours, parce qu’on n’a pas d’argent, parce qu’on a des envies et des habitudes tenaces, parce que je suis le moteur et parfois je cale…

Bref, je fais des tests pour nous et pour mes enfants, en fonction de ce que j’ai sous la main. Et hier, une mouche m’a piquée. Pourquoi j’en suis arrivée à cette folle extrémité gustative?

Je vais te raconter ma semaine.

Lundi, après être rentrés un peu tard d’un apéro chez les voisins, je me mets avec amour (et un peu de stress parce que les bébés étaient en mode tornade magnétique destructrice) à préparer leur repas pour le lendemain midi chez la nounou. J’y mets du coeur et de l’huile et je leur fait une petite ratatouille d’amour. Je constitue les boites et roule ma poule je te fous tout ça chez la nounou le mardi matin, pas le temps trainer, j’ai du boulot sur le feu !

Le mardi soir, je vais chercher mes enfants et en arrivant chez la gardienne, on aurait dit que j’avais commis le pire crime que l’humanité avait connue jusqu’à maintenant : J’avais osé ne donner QUE des légumes (plus une pomme, une banane, un yaourt chèvre et une compote) à manger à mes enfants. Pas de viande, ni de féculents ! HONTE à moi, mauvaise mère, HONTE à moi qui avait laissé mourir de faim mes petits !

Ok, le choix d’une ratatouille seule à des enfants de moins de 3 ans n’était peut-être pas ce que j’ai fais de plus judicieux, mais cette ratatouille, nous on en a mangé à midi et elle était juste Ultra Bonne !

Et ça va te sembler bête peut-être, mais cette simple remarque sans aucune méchanceté (plutôt de l’incompréhension et ça peut se concevoir évidemment) de la part de la nounou m’a tellement posé question, que j’en ai pleurée pendant quasiment TOUTE la soirée !

Sur le moment, je n’ai pas saisi pourquoi cela me touchait autant et puis, j’ai compris. J’ai été profondément blessée. Blessée par mon orgueil évidemment et par mes enfants. Parce que cette ratatouille, je l’ai préparée avec amour, en sachant que j’y mettais (le 11 du mois) les derniers légumes que je pouvais leur offrir ce mois-ci (oui, j’en suis arrivée là financièrement) que c’est important pour moi de bien les nourrir et de savoir que mon fils a pleuré en hurlant que c’était pas bon, que les deux tomates, les 3 courgettes et l’aubergine qui me restaient sont finalement parties à la poubelle ! … Ca m’a déchiré le coeur !

Et me dire que mes fils préfèrent les saucisses dégueulasses avec leur goût de pétrole et de chimie cancérigène à des légumes cuits (même pas crus…) ça m’a blessé.

Finalement, hier, ma belle mère m’a donné un paquet de carottes. Il me restait une courgette et une banane sans le frigo. J’ai voulu tester le mélange. Je sais pas pourquoi les 3 ensemble, j’ai coupé un petit bout de chaque et j’ai broyé. J’ai goutté, c’était pas génial, mais mangeable quand même. J’ai fait goutter à mon Toupetit et il a fait la grimace, j’ai fait goutter à mon Tougrand et il a dit « c’est pô bon », j’ai fait goutter à l’homme et il a fait la grimace… J’ai terminé les 3 cuillères qui restaient et j’ai donné la banane à mon Toupetit et j’ai fais des carottes râpées.

Ce matin, ils sont partis avec des pâtes et du jambon dans leurs sac à miam et même si je sais qu’ils vont manger avec joie et appétit, moi, je culpabilise de ne pas leur donner le meilleur pour leur santé.

Tu vois c’est pas gagné le changement des habitudes alimentaires…

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E129 et ses copains.

Un jour, au détour d’un rayon fruits sec, j’ai vu des fraises séchées. J’adore les fruits secs surtout ananas et pomme. J’ai eu envie de retrouver le goût simple et sucré des fraises que je laissais moi-même sécher étant petite, c’était bien meilleur que la fraise Tagada de monsieur Haribo. J’ai donc pris ce pot de confiserie Naturelle et j’insiste sur cette idée de ‘nature’, car pour moi, dans mon esprit, il ne pouvait y avoir rien de mauvais dans cet aliment sains et séché. En gros pour faire une fraise séchée, il faut une fraise et du temps pour la faire sécher ( Tiède , ventilé et dans le noir de préférence), ensuite elle se conserve à l’abris de la chaleur et de la lumière pendant pas mal de temps ! l’avantage des fruits secs comme on le sait !

Oubliant hélas le fait que sorti des fruits secs bio, tout était arrangé pour que ça attire et ne moisisse jamais, oubliant jusqu’au documentaire édifiant que j’avais vu la semaine passée où l’on nous expliquait sans plus de fioritures que les abricots secs sont traités au dioxyde de soufre…  j’achetais ce petit pot, guidée par ma gourmandise et ma nostalgie.

Je fais vite, je paie mes courses et au moment d’ouvrir le pot pour en faire découvrir toute la saveur à mon fils, me vient quand même le réflexe de maman de regarder l’étiquette.

STUPEUR !

Colorants, additifs, Etruc et Ebidule et en gros et en gras sur la boite : E129, Attention cet additif peut provoquer l’hyperactivité chez les enfants.

… Je m’assoie, je pose la boite sur le table…. Je me lève, Je jète la boite à la poubelle.

Ce jour là, quelque chose en moi s’est ouvert. J’ai pris conscience que le naturel n’existe plus en grande surface. Je me suis rassurée en me disant que mon magasin Bio allait me voir (encore) plus souvent et qu’au moins eux, je peux leur faire confiance. (c’est ce que je croyais du moins) Mais soucieuse de ne plus jamais refaire cette erreur (en plus jeter de la nourriture qu’on ne peut même pas donner aux poules ça me tue, sans compter le prix que j’y ai mis hein, soyons quand même un peu terre à terre) je décidais de m’acheter le livre de Corinne Gouget Danger additifs alimentaires parut aux éditions Chariot d’Or.

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Un livre simple, petit qui se glisse facilement dans le sac à main quand on part faire des courses. Un livre qui a un code couleur rouge, orange ou vert, qui te permet d’un simple coup d’oeil d’avoir une idée de la dangerosité de l’additif qui s’est glissé discrètement dans ton produit préféré. Mais Attention, je te préviens, une fois que tu as acheté ce livre, que tu as mis le nez dans la composition de tes aliments, tu ne peux plus JAMAIS revenir en arrière. Savoir que ton goutter préféré contient 3 additifs cancérigènes ou que ton plat rapide qui te sauve tes repas speed est potentiellement facteur d’asthme ou favorisant l’anorexie… bref, quand tu sais ce que tu manges, tu n’as plus envie d’en manger.

Nous avons aussi découvert des applications Iphone et Androïd pour nous assister comme Additif alimentaire+ (Androïd) ou Numéro E (Iphone) ou encore les additifs alimentaires 2 (Iphone)

Et il existe aussi un site Web qui retrace les produits qui sont SANS additifs dangereux, ça permet de gagner du temps : http://www.sansadd.fr/

Alors, nous avons revu (encore) notre frigo et nos placards pour supprimer au maximum les dangers. Nous faisons nos courses avec beaucoup d’attention et en Bio presque exclusivement (oui, presque parce que ce n’est pas toujours possible) Et dernièrement, en Bio, j’ai aussi trouvé des additifs dangereux, des sulfites, des glutamates et j’en passe. C’est devenu très compliqué de se nourrir vraiment sainement. Et avec l’allaitement, je me pose encore plus de questions, est-ce que ce fameux E129 passe dans le lait si j’en consomme (et j’en ai forcément consommé et pas que celui-là) est-ce qu’il est assimilé aussi par mon enfant? en l’état ou transformé? et je ne parle même pas de la grossesse parce qu’il n’y a pas que l’aspartame qui devrait être interdit aux femmes enceintes ! C’est effrayant…

Alors, aujourd’hui, je te parle de ces additifs qui sont dans tous les bonbons, gâteaux et autres boissons sucrées de ton cher petit ange énervé et électrique, je te parle de ce facteur ingurgité auquel tu n’as peut-être pas pensé et qui t’accompagne chaque fois que tu essayes de calmer un peu ta tornade blanche avec son bonbon préféré, ce petit additif qui vient aggraver les choses sans que tu le saches, parce que personne ne te l’avait dit.

Moi, je te le dis, méfies-toi de :
E102 (tartrazine)
E104 (jaune de quinoléine)
E110 (jaune orangé)
E122 (carmoisine)
E124 (Ponceau 4R)
E129 (rouge allura)
E211 (benzoate de sodium)

Ici, parfois, j’en pleure de rage quand je vois que même le jambon est dangereux !

Le Yummeemiam

IMG_20130522_134307Le Yummeemiam est un objet de petite taille souvent bicolore.
Le Yummeemiam n’est pas une boule à thé, même si on pourrait le penser.
Le Yummeemiam c’est l’ustensile pour bébé que je vénère depuis la naissance de mon premier enfant.

Je l’ai trouvé alors que j’étais eceinte, au detour d’un site marchant qui vendait des objets pour bébé dont j’ignorait tout et qui pour les 3/4 me paraissat être une boutique de l’espace galactique pour des aliens édentés en mal de calins. mais ce petit machin là, au milieu de tous ces trucs inutiles, ce petit objet sans intérêt apparent et à l’indéniable utilité, il m’a tapé dans l’oeil.

J’étais enceinte, je ne pouvais pas savoir si mon intuition était bonne, alors je l’ai acheté pour le fils d’une amie qui commencait juste à grignoter et elle a adoré. Son bébé, lui, il rigolait et ses petits yeux brillaient quand il voyait sa maman s’en saisir…

Bref j’en ai acheté un pour moi.

Et ‘il m’a permis une bonne gestion entre DME et angoisses parentales. Il m’a donné confiance et sécurité. Parce qu’il est l’objet d’amour culinaire de mon tout petit, comme il l’a été à l’époque pour mon grand.

Le Yummeemiam c’est Nûby qui y a pensé. Et je dois dire que sur ce coup là, ils ont eut une vache de bonne idée. Une idée toute simple et tellement efficace !
Un filet, un manche rigolo qui tient même dans des petites mains de bébé maladroit de 5 mois, des couleurs choupinoux.

Et voilà mon toupetit qui grignote sa première banane. Tout seul. Qui s’amuse et se régale. Qui fait des petits bruits de satisfaction. Et ce n’est pas grave si ce grignoteur atterri malencontreusement dans les cheveux ou les sourcils, il apprend à manger seul, à mâcher, à tenir, à guider, à goûter.

Et je crois que ça lui plaît !

Pour l’adopter : Le grignoteur Nûby

Du riche pour les fêtes !

Quand je pense à Noël, j’en viens systématiquement à me prendre la tête pour savoir ce que je vais pouvoir faire comme gâteau qui fasse à la fois traditionnel mais sans un gramme de crème et sans tomber dans la bûche grasse que ma famille déteste…

Oui, c’est un vrai dilemme.
Alors j’avais pensé à quelques recettes de millefeuilles meringués et ganache au chocolat.
J’avais pensé à une bûche glacée composée uniquement de chocolat blanc et de chocolat au lait, léger et mousseux.
J’avais même pensé à un grand gâteau de muffins où tout serait axé sur la déco.

Et puis, je me suis souvenue d’une recette familiale, un gâteau à la fois festif et facile, rapide et impossible à rater, que l’on peut décorer comme on veut et qui plait à tous.

Les ingrédients :

Eau,
Extraits de vanille,
1 paquet de petits bruns,
1 boite de crème de marrons
2 plaquettes de chocolat.

Je ne connais pas le nom de ce gâteau mais je pense qu’il a été adapter partout et tout le temps, certains mettre du café à la place de la vanille, d’autres du rhum, certains remplacent la crème de marrons, par du beurre sucré, d’autres par de la confiture…

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Voici donc les ingrédients et comment procéder. On trempe (un aller-retour) le biscuit dans la vanille diluée à l’eau et on le pose dans le plat. Moi, je ne suis pas assez riche pour me payer un plat rectangulaire, mais si tu en as un c’est mieux visuellement 🙂

Une fois que tu as posé tes 4 biscuits côte à côte, tu déposes une grooooosse noix de crème de marron et tu refais une rangée de petits Brun !

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Une fois qu’il n’y a plus de biscuits dans le paquet, pas parce que tu as tout mangé mais parce que tu as tout bien disposé comme il faut, tu vas préparer ton nappage au chocolat. Alors oui, normalement le chocolat se fait fondre au bain marie pour qu’il garde tout son brillant. Mais moi je m’en fout. Donc, je met cequ’il reste de la tambouille eau+vanille et je casse mon chocolat directement dans la casserole.

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Quand mon chocolat fondu est prêt, je fais mon nappage, délicatement car mes biscuits sont devenus mous et fragiles.

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Suite à cela, je laisse au moins 2 heures au réfrigérateur.

Quand je le ressors, je peux le décorer comme je veux, pour Noël, mais là comme je l’ai fait juste pour le plaisir de te montrer tout ça, je vais le dévorer avec mes hommes ce soir…

 

Savoir être Agar-Agar

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L’agar-agar est une algue, un gélifiant végétal qui, après avoir été chauffé à 80%, en refroidissant, coagule et se solidifie. Si on regarde d’un peu plus près certains produits du commerce, elle se cache sous le gentil nom de code : E406

Et cette algue est pleine de surprises, elle est peu calorique, riche en minéraux, légèrement laxative, bref, un bonheur pour la ligne et la santé. Sont utilité est multiple, je m’en sers beaucoup pour mes confitures et mes gelées de fruits afin de réduire considérablement la quantité de sucre et assurer une bonne gélification ainsi que dans mes yaourts, car les ferments ne prennent pas dans les laits végétaux. Mais on peu l’incorporer aux sauces, les terrines, les gâteaux etc…

Cependant,l’agar-agar présente 2 difficultés majeures :
– La doser correctement. (Trop et la gélatine sera trop présente, pas assez et elle ne prendra pas)
– La chauffer suffisamment. (Si elle ne bout pas, elle ne prendra pas ou risque de faire des paquets)

L’agar-agar existe sous plusieurs formes, en barre, en paillettes et en poudre. En fonction, le dosage change. Je n’en ai encore jamais utilisé en barre, mais voici les conditions d’utilisation pour  :

[Les paillettes] On dilue 1 cuillère à soupe dans 1/2 litre d’eau froide. Une fois diluée, porter à ébullition pendant 5 minutes.

[La poudre] On dilue 1 sachet de 2g ou 1 cuillère à café rase dans 1/2 litre d’eau froide. Une fois diluée, porter à ébullition pendant 5 minutes.

Pour plus d’informations et quelques recettes étonnantes, je vous conseille ce petit bouquin très bien conçu, à garder sous la main pour étonner et épater les amis…

Agar-agar, gélifiant naturel végétal (chez NatAli)

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Petites Peurs Intestines.

Avant la grossesse, lorsque je regardais vivre un bébé, j’étais paniquée rien qu’à l’idée de me retrouver seule avec lui. J’avais peur de le casser, de le lâcher, de lui faire mal, de ne pas savoir quoi faire s’il pleure. J’avais aussi une angoisse terrible, c’était de l’entendre respirer, les moindres bruits de bouche d’un nourrisson me semblaient suspects, dangereux, signe que quelque chose ne va pas.

Autant te dire que j’ai pas pratiqué des masses le Baby Sitting, une fois pour rendre service à mes voisins, le petit avait 2 mois et j’ai prié toute la nuit pour qu’il dorme comme un loir. Ce qu’il a fait ! et une deuxième fois pour rendre service à une amie qui devait travailler chez elle pendant que je m’occupais de son fils et où je sursautais chaque fois qu’il remuait…

Tu l’auras compris, je n’étais pas génétiquement programmée pour m’occuper de jeunes enfants.

Une fois enceinte, j’ai repensée à cette crainte que j’avais et je me suis rendue compte qu’elle avait disparût. Que mes peurs avaient évoluées et que ce qui me terrifiait alors n’était plus la mort subite du nourrisson, mais la maladie. Je me demandais si je saurais détecter à temps ses petits bobos, m’occuper au mieux de lui, et de là, une angoisse folle est montée, celle de ne pas être capable de soulager mon fils dans la douleur. Pire que tout alors, que cette douleur vienne de moi, par maladresse, on sait que ça arrive à nous toute, coincer un doigt dans une porte, une cuisse dans une ceinture ou que sais-je. Et en imaginant ces situations, je sentais monter en moi la culpabilité, la peur de la responsabilité d’un enfant.

Et puis j’ai accouché. J’ai, comme tu le sais, perdu une grande partie de mon cerveau avec l’accouchement et en repensant à toutes ces situations qui m’angoissaient, je me rends compte que non, tout ceci ne me fait plus peur. Mon fils a fait des bruits étranges et je trouvait cela tout à fait charmant. Il a été malade, le nez pris, la toux caverneuse, mais j’ai su gérer et calmer ses pleurs par des tétées et des câlins sans m’angoisser.

Et très très étrangement (car tu le sais, une peur ne s’efface pas pour aller voir la voisine, non, elle se travestie, elle se masque et va se camoufler ailleurs en toi, se reporter sur un autre sujet qui n’avais jusque là pas encore attiré ton attention. Oui, la peur est une crevure), je me suis mise à craindre de nourrir mon fils. La diversification est un enfer quotidien pour moi. Quoi donner à manger, quand, comment, quels aliments, en quelle quantité… l’enfer. Dès que j’introduis un nouvel aliment, je le surveille de partout, je guette l’allergie, s’il grignote un croûton de pain ou un biscuit, je le surveille comme l’huile sur le feu pour ne pas qu’il s’étouffe. Je n’ai toujours pas osé intégrer la viande, le jambon, le poisson, les fruits bizarre ni le chocolat, ni le miel, ni l’huile, ni le beurre, ni le sucre, ni le sel… en y réfléchissant, là comme ça, j’ai pas intégré grand chose en fait.

Et je ne me sens pas aidée, les pédiatres ne nous disent pas grand chose, c’est un peu « fais comme tu veux » mais si tu reviens le mois suivant en disant que tu lui a fait goutter des kiwiw et qu’il adore, ils te disent « houlà ! attention, c’est un peu tôt voyons !!! » Mais si on ne nous le dit pas on ne le sait pas et comme on trouve de tout et surtout n’importe quoi dans les livres et sur le net, c’est un peu Démerden Sie Sich !

Alors, je ne sais pas s’il mange trop ou pas assez, s’il mange bien et équilibré, si je peux m’amuser dans les menus sans avoir peur. Parce que mon fils est un bouffe tout, il adore manger, il se régale de tout et si je ne l’arrête pas il t’englouti tout le panier de fruits d’un coup.

La nourriture me stresse parce que je veux le meilleur possible pour lui et je ne sais pas comment m’y prendre.

Miaaaaaam.

Il y a peu, je remarquais que si tu donnes quelque chose de minutieux à faire à certaines personnes, comme remplir un bocal de moutarde à la petite cuillère sans en mettre partout, certains, se tordent la langue ou la lèvre ou ouvrent la bouche à intervalle régulier. Ça m’a toujours fait marrer…

Lorsque j’étais enceinte, je regardais comme une curiosité une amie qui, (si, si, je parle bien de toi, huhu) donnant à manger à son adorable bambin, ouvrait la bouche à chaque cuillerée et la refermait en même temps que lui, offrant ainsi un spectacle de grimaces et de mimiques rigolotes. Par cet acte inconscient, elle encourageait son tout petit à engloutir la bouchée suivante. Le lui faisant remarquer, elle me répondit à juste titre que j’aurais l’air tout aussi folle quand je le ferais à mon tour.

Dans ma grande naïveté, je pensais échapper à la règle puisque j’avais passé le test de la moutarde haut le main !

Et voilà que je diversifie mon Baiby, que je lui donne bouchée après bouchée sa purée ou sa compote. Et d’un coup, je me surprends à ouvrir la bouche pour inciter mon fils à m’imiter. Et que je me tord les lèvres pour l’accompagner dans sa déglutition, et que je fais des bruits bizarres… La situation me fait rire, car je me vois la bouche ouverte, la cuillère tendue vers ses petites lèvres closes, son regard planté dans le mien, incrédule.

En fait, quand un enfant mange, il faut absolument regarder la personne qui le nourrit, le spectacle est là 🙂

Alors je repense à mon amie et je me dis que ce ne sera que justice, le jour où elle me rira au nez parce que moi aussi j’ai l’air d’une folle quand je nourris mon fils.

Aller avoue, toi aussi tu fais une tronche marrante quand ton Baiby mange !