Je cuisine « Sans ».

LivreCupillardDepuis que j’ai supprimé les Plv de notre alimentation (et non sans mal, ou non sans mâle devrais-je dire) mon fils semble avoir récupéré un transit normal et acceptable. L’homme aussi, mais il ne le dira pas, pudeur et fierté oblige. Pour ma part, je me suis sentie progressivement moins lourde, moins chargée intérieurement. Mais nous n’avions ni les uns ni les autres dans cette famille un réel besoin de supprimer les plv, c’était seulement une volonté personnelle, une conviction que j’ai décidé d’appliquer à ma famille, comme ça, pour voir. Etrangement, j’avais dis que le beurre, pour le moment c’était vraiment trop dur de le supprimer, et finalement, la dernière plaquette est restée à sécher au fond du frigo et vu la date, on s’est rendu compte que l’on avait pas consommé de beurre depuis près de 3 mois. C’est devenu une sorte de réflexe de trouver des recettes qui permettent de remplacer le beurre par une autre matière grasse ou carrément la supprimer si c’est possible.

Et puis, il y a quelques semaine, après avoir mangé des oeufs, j’ai été malade. Nan, pas un peu malade comme ça au détour d’une fatigue mal digérée, malade, malade, genre, très malade. J’ai noué des liens très étroits avec mes toilettes et mon lit durant une semaine. Et comme j’avais déjà remarqué que les oeufs et moi c’était pas la fête du slip, j’ai décidé de les éviter eux aussi. Et depuis maintenant 15 jours, nous voici sans lait et sans oeufs. Et là, je dis merde, mais comment je vais faire pour cuisiner? Et mes quiches? et mes gâteaux? et mes plats trop bons trop gras? les crêpes? Hooooo noooooon !!! PAS LES CREPES !

Bref, j’ai paniqué ! L’homme en a profité pour me suggérer sensuellement à l’oreille que mes purées au lait d’avoine, c’était juste pas bon et que pour la purée si on pouvait remettre du lait de vache ce serait pas une catastrophe. Ciel ! Que n’avait-il pas dit là ! Aussitôt je repris du poil de la bête et je resserrais l’étau en disant que non, s’il n’aime pas, je trouverais une autre recette, mais plus jamais nous n’achèterons de lait de vache sacré nondidiou !

Et tous ces défis sans lait et sans oeufs m’ont donné envie de cuisiner encore plus, d’apprendre, de lire, de goutter et de découvrir d’autres goûts, d’autres saveurs. Une visite chez des gens m’a fait chanter les papilles avec un gratin d’épeautre sans plv, sans oeufs et sans gluten et c’était une pure merveille gustative. J’ai alors voulu trouver un livre de recette qui soit « Sans », qui soit beau, qui soit simple et qui soit bon. Et j’ai trouvé Valérie Cupillard (Ici) et son blog, et son livre. J’ai eu envie d’acheter son bouquin « Cuisinez gourmand, sans gluten, sans lait, sans oeufs » qui est arrivé à la maison il y a 3 jours…

Il est gros, il est beau, il est simple et coloré. Il donne envie. Envie d’essayer, envie de cuisiner et surtout envie de changer. De changer tout ce qu’on fait mal ou tout ce qu’on fait par habitude et par mimétisme sans comprendre, sans se renseigner, sans chercher à voir plus loin, à voir autrement. Elle nous donne des astuces pour remplacer ce que notre palais et nos papilles ont trop souvent aimé, le sucre, les oeufs, le lait, le beurre, la crème fraîche etc…  Elle explique, sans juger, sans imposer, elle donne toutes les clés et on choisi Sa solution, Son gout, étape par étape, à Son rythme.

Et lorsque tu découvres que tu peux faire de la mayonnaise, de l’aïoli ou des crêpes sans lait ou sans oeufs ou sans gluten, tu sens renaître en toi l’envie de te goinfrer, sauf que cette fois-ci, tu vas te goinfrer « Sans » te faire du mal. Et quand tu gouttes et que tu regardes tout ce que tu n’as pas mis, que le gout est similaire ou même meilleur, tu te rends compte que tu ne manges pas « Sans », mais que tu manges « Mieux » ou simplement « Avec » mais avec d’autres ingrédients. Et c’est ce que l’esprit a du mal à intégrer, il croit que s’il n’y a pas d’oeufs, ce ne sera pas vraiment une pâte à crêpes, que s’il n’y a pas de beurre, ce ne seront pas de bons sablés, que s’il n’y a pas de farine de blé, ce ne sera pas un bon gâteau au chocolat. C’est une simple vue de l’esprit. Mon fils de 2 ans n’a pas toutes ces conventions, pour lui, le beurre a un goût, l’huile en a un autre, mais les sablés de maman, il les dévore et pourtant ils sont sans beurre et sans oeufs. Au final, beurre ou pas beurre, oeufs ou pas oeufs, il s’en fout. Nous, les grands, les accoutumés, les conditionnés, si on ne nous dit rien, on ne remarque rien, mais si on nous le dit que c’est « Sans », on a un jugement sur la question avant même d’avoir goûté et on décrète d’emblée que ce sera moins bon car pas « Authentique »…

Et là, on se rend compte que l’on est bien dressés. Alors parfois, je ne dis rien, je fais mon plat et une fois que tout le monde a bien tout englouti avec plaisir et appétit, que les compliments ont fusé, là, j’annonce que c’était un plat « Sans » et l’esprit alors capitule enfin. La ruse pour dompter le goût c’est l’ignorance, une sorte de blind-test surprise…

Et donc, je vous recommande vivement ce livre qui m’a tant plu : Cuisinez gourmand sans gluten, sans lait, sans oeufs de Valérie Cupillard chez Prat’ éditions.

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Mangez-en, c’est Cru !

Je te parlais il y a quelques jours que nous commencions doucement à manger cru. Parce que c’est bon pour le dedans de dans ton corps ! Mais pas seulement. On redécouvre des saveurs, des textures, et puis, l’été aidant, c’est plus facile de varier les plaisirs avec les crudités qu’en plein hiver avec les patates-navet-chou et les -10°C.

Bref, aujourd’hui, j’ai fais un plat facile, délicieux, beau et cru. Ca n’a pas vraiment révolutionné notre façon de manger, mais dans la tête on prend nos marques… et je te présente donc :

Mes courgettes farcies au tatare de saumon …

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Prendre 4 belles courgettes rondes (Bio de préférence si tu veux manger la peau et tout pis tout) et les évider à la petite cuillère.

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Choisir un citron dodu, préférer de la menthe fraiche (mais je n’avais que celle que j’ai fait sécher l’an dernier et ça a très bien fait l’affaire) et une toute petite gousse d’ail.
Presser le citron, écraser les feuilles de menthe et hacher l’ail : Mélanger le tout.

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Choisir deux beaux filet de saumon (sauvage, cela va sans dire !!!) et lui ôter la peau.
Le hacher finement et y incorporer l’ail-citron-menthe préparé juste avant.

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Remplir les courgettes de ce délicieux tatare de saumon et réserver au réfrigérateur au moins 1 heure.

Quand on a dégusté ce plat à midi, on a juste trouvé que c’était une tuerie, les saveurs, la douceur du saumon avec le croquant de la courgette et le piquant de l’ail… Un vrai régal.

Dans nos assiettes, ne sont restés que les chapeaux ^^

Poubelle la nature…

J’enrage, je fulmine, je me retiens de distribuer des coups de boules retournés à tous ces Connards ! Quand on pense qu’encore aujourd’hui, en 2012, en France, il existe des gens qui jettent leur paquet de clope vide par la fenêtre de leur voiture. Quand on pense que les plages doivent ENCORE être nettoyées par de gentils bénévoles aux convictions indestructibles de tous les plastiques, papiers et autres mégots abandonnés sans scrupules. Quand on pense que même les produits préparés ou les paquets de biscuits de mon magasin Bio sont emballés 2 ou 3 fois !

Je n’ai pas eu besoin d’avoir un enfant pour prendre conscience de l’absurdité de la suprématie de l’homme sur la nature. Comment peut-on pourrir encore notre terre alors qu’elle nous porte et nous nourrit? Comment peut-on se comporter aussi irrespectueusement envers le seul endroit, la seule maison que nous ayons?

Je deviens une furie incontrôlable quand j’arrive sur un lieu « naturel », beau, un lieu où il fait bon se reposer et jouer avec sa famille et que j’y trouve des mégots, des plastiques, des coins pleins de PQ, des petits pots de bébé et des couches sales. Comment peut-on en tant que parents pourrir à ce point l’héritage de nos enfants? Tu n’aimerais pas que ton fils ou que ta fille vive dans un endroit sain? ne serais-tu pas plus sereine si tu savais que tes enfants n’auront rien à craindre en mangeant des fruits, des légumes, du poisson? Tu vas crever d’un cancer, ou pire, parce que tes ancêtres on chiés sur l’écologie et la nature pendant des siècles, jouant aux petits dieux et combattant leur propre nature, créant des produits terrifiants et oubliant d’où ils venaient et tu leurs en veux mais que fais-tu de mieux? Tu pestes contre tes grands-parents qui ont pollués le monde avec les CFC et les usines au charbon, qui ont vidés les océans et tués les butineurs avec leurs produits toxiques à outrance, mais toi, qu’est-ce que tu fais pour ta planète?
Qu’est-ce que tu fais pour tes enfants?
Qu’est-ce que tu fais pour tes petits enfants?
Qu’est-ce qu’ils penseront de toi et de tes actes?
Et qu’est-ce que tu leur apprends en leur montrant un lieu paradisiaque que tu laisse jonché de tes merdes? Et pourquoi? Par fainéantise? par dédain? par bêtise? ou les trois peut-être?

Je ne suis pas une ayatollah de l’écologie mais je fais attention à respecter le monde dans lequel je vis et ceux qui m’entourent. C’est ce manque de respect qui me met en boule et avec les hormones de grossesse, je pars au quart de tour !

Mais j’aimerai bien, un jour, arriver quelque part et ne pas avoir à nettoyer l’endroit avant de m’y installer sereinement avec les miens !

Un Noël pas comme les autres.

Cette année, noël sera différent.
Cette année, il y a un enfant.
Cette année, nous sommes les parents.

L’an dernier, pour noël, j’avais des fringues et des bijoux, j’étais enceinte, mais j’étais encore « la petite dernière ».
L’an dernier les conversations tournaient autour de ma grossesse.
Cette année, c’est mon fils qui est à l’honneur.
Cette année, de savoir toute la famille réunie autour de nous pour le premier Noël de notre Baiby me serre la gorge d’émotion.
Et donc…
Cette année, j’aurais un oreiller.

Un oreiller putain !
Quand ma mère m’a demandé ce que je voulais pour Noël, j’ai simplement répondu « un oreiller ». Bon ok, pas l’oreiller à 15€ chez Auchmouth, mais merde un oreiller quand même. C’est dire où se situent mes priorités !
J’aurais pu vouloir un manteau pour remplacer celui de l’an dernier complètement défoncé par la grossesse…
J’aurais pu demander une paire de chaussures pour affronter l’hiver dignement plutôt que mes vieilles bottes en feutre et semelle de crêpe (oui, dans la pluie ou la neige, la semelle de crêpe ça glisse et le feutre ça prend l’eau !)…
J’aurais même pu demander une camera full HD ou mieux, un Canon 5D, le truc dont je rêve depuis 3 ans…

Mais non, j’ai demandé un OREILLER ! Le seul objet de la maison dont je ne me sers presque pas, le seul truc moelleux qui m’appelle toute la journée et qui reste inaccessible, en gros, mon rêve ultime depuis 7 mois.

Et le pire dans tout ça, c’est que ma mère a trouvé cette idée tout à fait géniale, et donc, elle va VRAIMENT m’offrir un oreiller…
« C’est vrai, au fond, un manteau ou des chaussures, tu peux te les acheter toi même, moi je ne connais plus ta taille maintenant ! » Merci maman, ta délicatesse légendaire me touche toujours… Ouais, un oreiller c’est taille unique (ou presque), ça n’engage à rien, c’est un vrai geste d’amour. Mais oui en fait, connaissant ma mère, c’est un vrai geste d’amour, parce que mon oreiller, il va au moins lui coûter 70 euros avec du Bio dedans ^^

Et puis c’est vrai, une bonne qualité de sommeil permet de mieux récupérer et donc, même si on dort moins, on est mieux reposée. (je suis crédible là?)

Donc, je vais avoir un oreiller pour Noël ! Mouhaha !