Câpres de Capucines

J’étais pensive dans le jardin à souffrir de la chaleur et je m’ennuyais terriblement.  Je regardais voleter les taons, j’écoutais piailler les enfants avec leur grand-mère, j’attendais que l’heure passe en transpirant le moins possible. Et je regardais avec délice et envie cette belle capucine enroulée autour de son piquet de bambou. Exaltant ses fleurs orangée au gout à la fois doux et piquant, ses feuilles si caractéristiques et ses graines en trio, je salivais un peu. Et j’ai eu envie de la bouffer tout en entier, cette belle plante ! Puis, calmant mes ardeurs, j’ai pensé que si les fleurs sont si goutteuses, si les feuilles sont si douces, les graines doivent probablement se cuisiner comme de petits cornichons et se déguster en salade.

J’ai eu envie d’en faire, là tout de suite et puis non, il faisait trop chaud.

Mais je suis revenue à l’assaut de cette fragile petite plante dès la fraicheur revenue et je l’ai déshabillée de ses fruits  avec délicatesse et suite dans les idées…

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Ainsi,  une fois les graines ramassées, je les ai mises dans un plat et je les ai recouvertes de gros sel. Je les ai abandonnées là toute la nuit.

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Au matin, j’ai consciencieusement nettoyé les graines de leur sel, ce qui est, avouons le, chiant à mourir, et je les ai disposés dans un bocal tout propre.

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J’ai foncé au jardin pour prendre un peu de thym frais et de romarin, je me suis enivrée de ces odeurs si douces… et je les ai déposées dans le bocal avec mes graines.

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J’ai ensuite préparé ma saumure : moitié eau, moitié vinaigre blanc. Mais comme il parait que les graines sont un peu amères et que le vinaigre ne risque pas d’arranger les choses, j’ai tenté une cuillère de miel dans ma saumure (je suis trop une fofolle) et j’ai porté le tout à ébullition.

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Là, j’ai versé la mixture encore bouillante dans le bocal et je l’ai fermé aussitôt. J’ai étiqueté le tout et je l’ai entreposé à l’abris de la lumière dans mon arrière cuisine :  Verdict dans 6 mois !

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Cèpe à bon?

J’aurai du te poster cet article avant la fin de la saison, mais j’étais trop occupée à te gâter avec mes copines 🙂 Donc, si cette recette t’intéresse, tu te la mets de côté pour l’année prochaine.

Aujourd’hui dons, je vais t’apprendre à faire des conserves de champignons, plus précisément de cèpes. Des conserves qui vont te permettre de les manger comme tu veux plus tard, baveux si tu les aimes baveux, grillés si tu les préfères plus secs, cuisinés en sauce avec un lapin… bref. D’abord, si comme moi tu as la chance d’avoir près de chez toi un bois qui foisonne de petites têtes beiges comestibles, tu vas passer presque tous tes week-end ou toutes tes matinées à traquer le chapeau. Et si tu as la chance comme nous d’en rapporter un jour 4 kilos et autant le lendemain, tu vas devoir choisir entre les distribuer aux voisins ou les conserver convenablement.

Nous en avons partagés avec nos petits vieux qui nous en ont apportés, pensant que les jeunes pousses comme nous étions trop abrutis occupés pour connaitre la nature et ses trésors (mouhaha) et nous leur en avons donnés en retour histoire de leur signifier que nous savions et les reconnaître et accessoirement, leur faire plaisir hein !

Petite description de ce qu’il faut faire pour conserver et manger des champignons toute l’année :

*D’abord, ramasser des champignons, sans se tromper et en quantité suffisante pour les conserver, les nettoyer soit au pinceau sec, soit avec un chiffon humide, mais les Cèpes ne se lavent pas ! et ils ne s’épluchent pas non plus !!!

 

*Une fois ce fastidieux travail de fait, car oui, c’est bien le plus chiant de tout ! Il reste à les couper en morceaux…

*Mettre alors une gamelle d’eau à chauffer et blanchir les champis (c’est-à-dire, attendre que l’eau se mette à bouillir, mettre les champignons dans l’eau et attendre de nouveau que l’eau se remette à bouillir.) Sortir et égoutter les champignons.

 

*Une fois arrivé là, mettre les champignons dans des bocaux, jusqu’à 1cm du bord, ajuster les caoutchoucs neufs et fermer les bocaux.

*Dans un stérilisateur (lessiveuse, cocotte minute, enfin, ce que tu as d’assez grand) faire bouillir de l’eau et plongez-y les bocaux. L’eau doit recouvrir les couvercles. Laisser bouillir 1h.

 

*Quand tout est terminé, il ne reste plus qu’à les stocker dans un endroit sec et frais à l’abris de la lumière et de les déguster au fur et à mesure pendant l’hiver en les faisant revenir à la poêle avec de l’ail et du persil… grrrmiam !

Pour info : Il n’existe rien de pire pour l’organisme humain que d’associer les oeufs avec les champignons. Aussi, abandonne cette idée reçue qui dit que les omelettes aux champignons, c’est ce qu’il y a de meilleur au monde, car il existe des plats bien plus savoureux et meilleurs pour la santé ! Cette combinaison alimentaire fatigue énormément l’organisme et le système digestif. Ce n’est pas la seule, il en existe beaucoup d’autres…

 

S’occuper des verts…

Je suis un peu moins présente parce que le jardin me demande beaucoup de temps. Pas que je sois « all day long » à gratouiller la terre ou à parler à mes tomates, mais quand mi-Août arrive, les fruits et les légumes demandent une attention constante pour ne pas se perdre.

Et il y a quelques jours, j’ai décidé de m’occuper de mes haricots verts… Passionnant n’est-ce pas? Sauf que le jardin, il donne tant que ça m’a pris la journée et que j’ai eu envie de la partager avec toi.

D’abord, tu passes un temps certain à bien fouiller partout les petits buissons de ces longues tiges vertes prêtent à être mangées !

Puis tu équeutes ces petites merveilles pendant près de 2h, devant un bon DVD parce que la télé à 9h du matin, c’est de la merde en boite.

Une fois ce travail de forçat terminé, tu es heureuse de constater que tu en as bien plus que ce que tu peux manger en une seule fois.

Donc, il faut prendre le taureau par les burnes et se coller dans la cuisine pour conserver tout ce petit lot vert.

En gros, suivent les étapes comme énoncées ci-après (tu as vu, je peux être très académique si je veux…)

Pour faire des Conserves de Haricots Verts : 

1/ Les blanchir, c’est-à-dire porter l’eau à ébullition, jeter les haricots dans l’eau, lorsqu’elle se remet à bouillir sortir les haricots et les tremper tout de suite dans l’eau bien fraîche.

2/ Mettre les haricots verts en bocaux en gardant 1cm de vide en haut des bocaux.

3/ Faire une saumure pour compléter les bocaux, en gros laisser fondre 4g de sel pour 1 litre d’eau…

4/ Stériliser les bocaux, donc, les mettre dans une grosse marmite, recouvrir d’eau et laisser bouillir pendant 1h30 environ.

5/ Laisser refroidir, essuyer les bocaux et les ranger dans l’arrière cuisine pour les manger cet hiver

Et en images, ça donne envie aussi…