Le bonbon des champions !

Et un petit article culinaire pour donner du peps (même si on préfèrerait parfois que ça les assomme un peu…) à nos bambins rigolos.
Le matin, mon grand garçon ne mange rien, il prend 1/2 biberon et hop direction l’école. Il n’a envie de rien, il est comme ça mère, il n’arrive à avoir faim que 2h après le réveil. Et lorsque la faim arrive, là, il faut du carburant, du qui booste, du qui pète des étincelles dans le moteur !

Mais l’Atsem a écrit dans le cahier : « Il n’aime pas les fruits secs » … … Keuwoua? Mon fils n’aime pas les fruits secs?, c’est ce qu’on va voir !
J’ai donc entrepris de lui en faire manger en les présentant de façon sexy et acidulés : Succès total !
Et voici ce que ça donne…

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1- Mixer Les Pignons de pin, les noix de cajou et les graines de lin.
2- Mixer les abricots secs, les figues sèches et les raisins secs.

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3- Mélanger le tout en une pâte uniforme.

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4- Préparer des graines de sésames, des pépites de sucre ou du chocolat en poudre pour l’enrobage.

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5- Enrobez et moulez à la main.

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6- Laissez refroidir 1 heure pour que ça durcisse un peu et dégustez !

Ces petites friandises gourmandes et pleines d’énergie se conservent à peu près 4 jours au réfrigérateur.
Je les mets dans un sac congélation, dans le cartable de mon grand et là, plus personne ne peut dire : « Il n’aime pas les fruits secs » Namého !

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Petite soupe improvisée…

Soupe-entreterremereIl était tard, il faisait faim.
J’ai ouvert le frigo et j’ai eu envie d’une soupe.

Depuis quelque temps, on a trouvé un maraicher qui nous fait des paniers à la semaine. On ne choisi pas ce qu’il y a dedans, on fait avec les fruits et les légumes de saison.
Le concept est génial, mais parfois, tu as des légumes dont tu ne sais pas quoi faire. Et ce soir là, il me restait quelques trucs qui ne me disaient rien.

Et puis, comme prise d’une inspiration incroyable, j’ai su que cette soupe allait être magique, délicate et délicieuse, une merveille !
L’homme n’en revenait pas comme elle ne ressemblait à rien (merci les feuilles de blette) et comme pourtant elle était bonne.
L’homme sait flatter, c’est évident :
« Ca ressemble à rien ton trucs là »
« Goûte, on sait jamais »
« Putain, c’est super bon ! »
« Tu vois… »

Alors au cas où toi aussi tu voudrais vider tes bacs à légumes d’hiver pour un plat trop bon de la mort, voici la recette :

Des feuilles de blette (à découper en petit morceaux)
Des champignons de Paris (à couper en tranches fines)
2 gousses d’ail (émincées)
Un reste de fenouil (émincé aussi)
Une barquette de lardons

Sel
Poivre
2 càc de Curry
2 càc de Pyrèthre d’Afrique

Commencer par faire revenir les blettes comme des épinards dans de l’huile d’olive. Puis ajouter l’eau et tous les autres ingrédients.
Servir chaud, manger le tout et quand il ne reste que le bouillon, vous pouvez finir avec un peu de sauce soja c’est à se damner !

Je m’en lèche encore les babines !

Je cuisine « Sans ».

LivreCupillardDepuis que j’ai supprimé les Plv de notre alimentation (et non sans mal, ou non sans mâle devrais-je dire) mon fils semble avoir récupéré un transit normal et acceptable. L’homme aussi, mais il ne le dira pas, pudeur et fierté oblige. Pour ma part, je me suis sentie progressivement moins lourde, moins chargée intérieurement. Mais nous n’avions ni les uns ni les autres dans cette famille un réel besoin de supprimer les plv, c’était seulement une volonté personnelle, une conviction que j’ai décidé d’appliquer à ma famille, comme ça, pour voir. Etrangement, j’avais dis que le beurre, pour le moment c’était vraiment trop dur de le supprimer, et finalement, la dernière plaquette est restée à sécher au fond du frigo et vu la date, on s’est rendu compte que l’on avait pas consommé de beurre depuis près de 3 mois. C’est devenu une sorte de réflexe de trouver des recettes qui permettent de remplacer le beurre par une autre matière grasse ou carrément la supprimer si c’est possible.

Et puis, il y a quelques semaine, après avoir mangé des oeufs, j’ai été malade. Nan, pas un peu malade comme ça au détour d’une fatigue mal digérée, malade, malade, genre, très malade. J’ai noué des liens très étroits avec mes toilettes et mon lit durant une semaine. Et comme j’avais déjà remarqué que les oeufs et moi c’était pas la fête du slip, j’ai décidé de les éviter eux aussi. Et depuis maintenant 15 jours, nous voici sans lait et sans oeufs. Et là, je dis merde, mais comment je vais faire pour cuisiner? Et mes quiches? et mes gâteaux? et mes plats trop bons trop gras? les crêpes? Hooooo noooooon !!! PAS LES CREPES !

Bref, j’ai paniqué ! L’homme en a profité pour me suggérer sensuellement à l’oreille que mes purées au lait d’avoine, c’était juste pas bon et que pour la purée si on pouvait remettre du lait de vache ce serait pas une catastrophe. Ciel ! Que n’avait-il pas dit là ! Aussitôt je repris du poil de la bête et je resserrais l’étau en disant que non, s’il n’aime pas, je trouverais une autre recette, mais plus jamais nous n’achèterons de lait de vache sacré nondidiou !

Et tous ces défis sans lait et sans oeufs m’ont donné envie de cuisiner encore plus, d’apprendre, de lire, de goutter et de découvrir d’autres goûts, d’autres saveurs. Une visite chez des gens m’a fait chanter les papilles avec un gratin d’épeautre sans plv, sans oeufs et sans gluten et c’était une pure merveille gustative. J’ai alors voulu trouver un livre de recette qui soit « Sans », qui soit beau, qui soit simple et qui soit bon. Et j’ai trouvé Valérie Cupillard (Ici) et son blog, et son livre. J’ai eu envie d’acheter son bouquin « Cuisinez gourmand, sans gluten, sans lait, sans oeufs » qui est arrivé à la maison il y a 3 jours…

Il est gros, il est beau, il est simple et coloré. Il donne envie. Envie d’essayer, envie de cuisiner et surtout envie de changer. De changer tout ce qu’on fait mal ou tout ce qu’on fait par habitude et par mimétisme sans comprendre, sans se renseigner, sans chercher à voir plus loin, à voir autrement. Elle nous donne des astuces pour remplacer ce que notre palais et nos papilles ont trop souvent aimé, le sucre, les oeufs, le lait, le beurre, la crème fraîche etc…  Elle explique, sans juger, sans imposer, elle donne toutes les clés et on choisi Sa solution, Son gout, étape par étape, à Son rythme.

Et lorsque tu découvres que tu peux faire de la mayonnaise, de l’aïoli ou des crêpes sans lait ou sans oeufs ou sans gluten, tu sens renaître en toi l’envie de te goinfrer, sauf que cette fois-ci, tu vas te goinfrer « Sans » te faire du mal. Et quand tu gouttes et que tu regardes tout ce que tu n’as pas mis, que le gout est similaire ou même meilleur, tu te rends compte que tu ne manges pas « Sans », mais que tu manges « Mieux » ou simplement « Avec » mais avec d’autres ingrédients. Et c’est ce que l’esprit a du mal à intégrer, il croit que s’il n’y a pas d’oeufs, ce ne sera pas vraiment une pâte à crêpes, que s’il n’y a pas de beurre, ce ne seront pas de bons sablés, que s’il n’y a pas de farine de blé, ce ne sera pas un bon gâteau au chocolat. C’est une simple vue de l’esprit. Mon fils de 2 ans n’a pas toutes ces conventions, pour lui, le beurre a un goût, l’huile en a un autre, mais les sablés de maman, il les dévore et pourtant ils sont sans beurre et sans oeufs. Au final, beurre ou pas beurre, oeufs ou pas oeufs, il s’en fout. Nous, les grands, les accoutumés, les conditionnés, si on ne nous dit rien, on ne remarque rien, mais si on nous le dit que c’est « Sans », on a un jugement sur la question avant même d’avoir goûté et on décrète d’emblée que ce sera moins bon car pas « Authentique »…

Et là, on se rend compte que l’on est bien dressés. Alors parfois, je ne dis rien, je fais mon plat et une fois que tout le monde a bien tout englouti avec plaisir et appétit, que les compliments ont fusé, là, j’annonce que c’était un plat « Sans » et l’esprit alors capitule enfin. La ruse pour dompter le goût c’est l’ignorance, une sorte de blind-test surprise…

Et donc, je vous recommande vivement ce livre qui m’a tant plu : Cuisinez gourmand sans gluten, sans lait, sans oeufs de Valérie Cupillard chez Prat’ éditions.

Mangez-en, c’est Cru !

Je te parlais il y a quelques jours que nous commencions doucement à manger cru. Parce que c’est bon pour le dedans de dans ton corps ! Mais pas seulement. On redécouvre des saveurs, des textures, et puis, l’été aidant, c’est plus facile de varier les plaisirs avec les crudités qu’en plein hiver avec les patates-navet-chou et les -10°C.

Bref, aujourd’hui, j’ai fais un plat facile, délicieux, beau et cru. Ca n’a pas vraiment révolutionné notre façon de manger, mais dans la tête on prend nos marques… et je te présente donc :

Mes courgettes farcies au tatare de saumon …

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Prendre 4 belles courgettes rondes (Bio de préférence si tu veux manger la peau et tout pis tout) et les évider à la petite cuillère.

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Choisir un citron dodu, préférer de la menthe fraiche (mais je n’avais que celle que j’ai fait sécher l’an dernier et ça a très bien fait l’affaire) et une toute petite gousse d’ail.
Presser le citron, écraser les feuilles de menthe et hacher l’ail : Mélanger le tout.

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Choisir deux beaux filet de saumon (sauvage, cela va sans dire !!!) et lui ôter la peau.
Le hacher finement et y incorporer l’ail-citron-menthe préparé juste avant.

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Remplir les courgettes de ce délicieux tatare de saumon et réserver au réfrigérateur au moins 1 heure.

Quand on a dégusté ce plat à midi, on a juste trouvé que c’était une tuerie, les saveurs, la douceur du saumon avec le croquant de la courgette et le piquant de l’ail… Un vrai régal.

Dans nos assiettes, ne sont restés que les chapeaux ^^

Du riche pour les fêtes !

Quand je pense à Noël, j’en viens systématiquement à me prendre la tête pour savoir ce que je vais pouvoir faire comme gâteau qui fasse à la fois traditionnel mais sans un gramme de crème et sans tomber dans la bûche grasse que ma famille déteste…

Oui, c’est un vrai dilemme.
Alors j’avais pensé à quelques recettes de millefeuilles meringués et ganache au chocolat.
J’avais pensé à une bûche glacée composée uniquement de chocolat blanc et de chocolat au lait, léger et mousseux.
J’avais même pensé à un grand gâteau de muffins où tout serait axé sur la déco.

Et puis, je me suis souvenue d’une recette familiale, un gâteau à la fois festif et facile, rapide et impossible à rater, que l’on peut décorer comme on veut et qui plait à tous.

Les ingrédients :

Eau,
Extraits de vanille,
1 paquet de petits bruns,
1 boite de crème de marrons
2 plaquettes de chocolat.

Je ne connais pas le nom de ce gâteau mais je pense qu’il a été adapter partout et tout le temps, certains mettre du café à la place de la vanille, d’autres du rhum, certains remplacent la crème de marrons, par du beurre sucré, d’autres par de la confiture…

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Voici donc les ingrédients et comment procéder. On trempe (un aller-retour) le biscuit dans la vanille diluée à l’eau et on le pose dans le plat. Moi, je ne suis pas assez riche pour me payer un plat rectangulaire, mais si tu en as un c’est mieux visuellement 🙂

Une fois que tu as posé tes 4 biscuits côte à côte, tu déposes une grooooosse noix de crème de marron et tu refais une rangée de petits Brun !

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Une fois qu’il n’y a plus de biscuits dans le paquet, pas parce que tu as tout mangé mais parce que tu as tout bien disposé comme il faut, tu vas préparer ton nappage au chocolat. Alors oui, normalement le chocolat se fait fondre au bain marie pour qu’il garde tout son brillant. Mais moi je m’en fout. Donc, je met cequ’il reste de la tambouille eau+vanille et je casse mon chocolat directement dans la casserole.

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Quand mon chocolat fondu est prêt, je fais mon nappage, délicatement car mes biscuits sont devenus mous et fragiles.

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Suite à cela, je laisse au moins 2 heures au réfrigérateur.

Quand je le ressors, je peux le décorer comme je veux, pour Noël, mais là comme je l’ai fait juste pour le plaisir de te montrer tout ça, je vais le dévorer avec mes hommes ce soir…

 

Du lait de riz maison.

Ce matin, horreur dans la demeure : Il n’y a plus une seule goutte de lait et je n’ai pas le courage (ni l’argent) pour aller en acheter. Non mais tu as vu le prix de la brique d’un litre? Plus de 2€ ! non, non, non, il doit y avoir un autre moyen.

Réfléchissons… Pas trop quand même !

Le lait végétal n’est finalement rien d’autre que de l’eau et des graines. Donc, si j’ai chez moi de l’eau et du riz, je dois être capable de faire du lait de riz ! Alors allons-y pour du lait de riz Home Made !

 

Première étape : Cuire du riz (bio de préférence)
Il peut être blanc, thaï, complet, semi-complet, basmati enfin, à toi de choisir, ça changera le goût mais chacun fait comme il veut.
Je fais donc cuire 100g de riz dans 1 litre d’eau, préférant faire mon test avec une petite portion de riz, au cas où je me planterais.
Je l’ai fait cuire de façon à ce qu’il soit bien mou, très cuit donc.

 

Seconde étape : Filtrer & Mixer.
Prendre un bol ou un saladier ou un récipient quelconque et filtrer le riz de manière à conserver l’eau de la cuisson, que l’on se réserve.
On met alors le riz dans un mixer ou un blender ou avec le mixer à soupe et on fait une jolie purée, on rajoute un peu d’eau de cuisson pour faire une belle pâte le plus homogène possible.

   

Troisième étape : (re)filter & homogénéiser.
Une fois qu’on a obtenu une pâte (presque) homogène, on va la repasser au chinois pour retirer au maximum les dernier morceaux non broyés. (ces petits morceaux feront une petite purée très appréciée avec un peu de gruyère et de jambon à l’heure du repas du petit !)
Dès lors, il ne reste plus qu’à finir d’incorporer le reste de l’eau de cuisson à ce mélange ainsi filtrer jusqu’à obtenir un lait léger et homogène.

 

Enfin, mettre en bouteille et au frais. Le mieux est de consommer le tout dans les 48h après fabrication pour ne pas prendre de risque.

J’ai pu constater qu’avec 100g de riz et 1 litre d’eau de cuisson, on fini par obtenir près d’1/2 litre de lait de riz. et on ne perd rien. On garde le reste des morceaux pour un repas et on ne jette même pas l’eau de la cuisson !

Alors, Heureux? ^^

Le jour de la Betterave

C’est un peu comme le jour de la marmotte sauf que c’est pas pareils. La betterave, avant de la rencontrer dans les jardins je pensais que ça poussait sous vide en supermarché…
Mais non !!! rhooo ! enfin, toujours, j’ignorais complètement ses feuilles, sa façon de se cuisiner et tout le reste. L’ignorance betteravesque à l’état pur ! Alors, la première fois que j’en ai eut en main, sortie de terre, avec la racine qui gigote et la feuille arrogante, je me suis retrouvée un peu concon à ne pas savoir quoi en faire.

Depuis, je suis une pro de la Betterave, parce que j’adore ça, parce que ma belle-mère le sait et a semé la totalité du paquet de graines, parce qu’avec tout ça, je me retrouve à les cuire par paquet de 10… Et aujourd’hui, c’est le jour de la betterave : ramassage, nettoyage, préparation, cuisson, congélation.

Je te raconte comment on fait? Non? Bah si !

D’abord, tu t’armes d’un couteau et de tes betteraves. Tu leur coupes les feuilles en laissant à peu près 3 à 5 cm de tiges. Par contre tu ne coupes surtout pas les racines.
Les feuilles tu peux les donner à tes poules ou à tes lapins. Sinon, tu peux les cuisiner ou tout simplement les mettre au compost. A toi de voir.

 

Ensuite, tu les laves soigneusement et tu les empapillotes dans du papier d’alu en faisant bien attention de ne pas laisser de petit trou où le jus bien rose et bien tâchant pourrait s’écouler et te pourrir tout partout… Oui, c’est du vécu !

 

Une fois toutes tes belles betterave emmaillotées, hop au four pendant 1h thermostat 7…
Et on attend…
Et on attend…


Enfin 1h ça passe vite quand même et ça sent bon !
Finalement, après avoir laissé refroidir un peu, on récupère nos boules d’aluminium et on épluche. On coupe à chaque extrémité et on enlève la peau avec les doigts parce que ça vient tout seul !


Et pour finir, on laisse complètement refroidir, en couvrant pour protéger des mouches ou en mettant au réfrigérateur. Quand c’est bien froid, on peut les congeler entière ou en petits cubes, au choix.

J’aime particulièrement les cuire au four parce qu’elles gardent toute leur saveur et que la saveur, c’est bon !

Aller au boulot les mulots !