Un hiver romantique… ou pas.

romantisme-couples-amoureux-coin-imgL’hiver a cette connotation romantique et cocooning du feu de bois qui crépite, du vin chaud à la cannelle ou du chocolat fumant dans ta tasse préférée, des cannelés maison ou même des dattes truffées de pâte d’amande colorée. C’est l’image vaporeuse des légers flocons de neige qui descendent timidement sur les toits à demi caché dans le brouillard givrant de la nuit qui s’annonce. C’est l’envie de fourrure, de tapis moelleux, de polaire douce et des couvertures moumoutes. C’est l’image du câlin coquin dans la lueur vacillante des bougies et la nuit infinie qui ouvre à toutes les confidences de 16h à 9h…

L’hiver tendre et presque cinématographique que mon côté rêveur romantique me jette est  à peu près à cette image.
Ma réalité est très légèrement différente…

Dehors, mon regard inquiet guette chaque changement de température, car trop de verglas ou trop de neige et c’est la cata : Pas de nounou = pas de boulot = enfer sur terre, mais c’est sans compter sur toutes les petites choses moisies qui peuplent le corps de mes enfants au système immunitaire incomplet et qui, semaine 1 te font l’otite-rhino-bronchite du millénaire, semaine 2 enchainent sur une gastro avec ballet de vomi synchronisé et t’achèvent semaine 3 avec un grippe 40°C même pas envie de dormir oO.

Tu passes ton hiver glamour à moucher du nez vert, changer des draps 2 fois par nuit, faire des aller-retour à la pharmacie, appeler les nounous, appeler les mamies, repousser tes rdv, et laver, laver, laver pour échapper un peu à tous ces microbes collants. Chose que tu parviens à faire le temps qu’ils sont malades. Mais dès que l’alerte s’arrête pour eux et qu’après 3 semaines à ronquer comme des bien-heureux à n’importe quelle heure il sont bien en forme, toi, tu enchaines, gastro-grippe-trachéite-bronchite-otite (double de préférence) en une seule fois le seul week-end où tu pouvais enfin souffler et penser à toi, aller faire les soldes, manger des marshmallows fondus sur le gaz ou lire, lire , lire les pieds dans des chaussettes trouées collés sur le radiateur poussiéreux !

Et c’est à cet instant, alors que la fièvre te fait délirer au fond de ta couette, les cheveux gras, le corps en sueur, à grelotter dans ton pyjama en laine de yak usé jusqu’au trognon, que tu repenses à ce temps hivernal hypra romantique que tu n’auras jamais, en tout cas, pas tant que tu auras des enfants de moins de 20 ans, parce que définitivement, ton retour d’acné post grippe et ton nez craquelé qui pèle post rhino ne te permettront certainement pas de trouver The Bestial Sexy Man et de le dévorer nu sur ta peau de bête (synthétique, on est pas des barbares)…

Alors tu te consoles, seule, le tas de mouchoirs sales au pied du lit avec un bon grog bien chaud et bien fort et tu demandes gentiment à tes délires de t’emmener directement dans ce film girly et sexy et romantico-culcul qui te fait tant rêver…

haaaa viens plus près Brad…

Maman est un problème.

Tableau de Tomás Yepes, XVIIe s.

Tableau de Tomás Yepes, XVIIe s.

 

Avant maman avait un problème.
Maintenant, maman n’a plus de problème.
Maintenant, maman est un problème.

Parce que maman ne mange plus ni laitages (mais ça c’était déjà avant), ni gluten, ni viande. Bref, maman est devenue Végan. Maman est une emmerdeuse.
Pourtant, maman n’impose rien à personne. Elle cuisine quand même le steak de papa, elle fait quand même du pain et des gâteaux. (tout cela qu’elle ne peut plus manger, parce que ça la rend malade, l’emmerdeuse…)
Mais pour papa, maman est une emmerdeuse, « va peut être falloir arrêter tes trucs de youloulou ! »

Alors quite à être prise pour une allumée, j’ai décidé de jouer le jeu à fond :

Hier soir…
Moi : « Tu veux manger quoi bébé ce soir? »
Montougrand : « Des saucisses et un yayout »
Moi : « Tu veux manger un cochon bébé tu es sûr? »
Montougrand : « Non maman, je veux juste manger des saucisses pas du cochon, faut pas manger les cochons maman, c’est gentil un cochon »
Moi : « Tu sais bébé, la viande que tu manges c’est un animal gentil qu’on a tué, et les saucisses, c’est un cochon qu’on a tué et qu’on a mis dans une saucisse… Tu veux toujours manger une saucisse? »
Montougrand : « Non maman, je veux pas manger des animaux, je prendrais juste un yayout, je peux manger un yayout maman? c’est pas des animaux? »
Moi : « oui bébé, les yaourts de maman ce ne sont pas des animaux, tu peux en manger »

Le repas se passe. Se passe bien même.
Puis, l’homme rentre et décide de se manger une boite de sardines.

Montougrand : « Papa, je peux gouter? »
Moi : « tu sais bébé, les sardines ce sont des petits poissons »
Montougrand : « Les poissons c’est des zanimaux? »
Moi : « oui, mon ange, ils vivent dans la mer »
Montougrand : « Alors z’en veux pas papa, on doit pas manger des animaux »

L’emmerdeuse a déclaré une guerre ouverte en instrumentalisant son enfant pour faire plier le mâle récalcitrant, voilà ce que certains diront.
C’est leur vérité, moi, je replace seulement les faits et je laisse le choix à mon fils de manger ou non des animaux morts.
Et pour le reste, chacun sa conscience.

Cette décision de ne plus manger de viande, je l’ai prise seule après plus d’un an de réflexion. C’est mon choix, mon parcours, mon corps, ma façon de penser et de vivre la nourriture. Je n’ai rien demandé à personne, je n’ai rien imposé à personne. Je savais que ce choix ne serait pas spécialement bien apprécié autour de moi et j’ai poursuivi ma démarche en conscience. Pourtant, le jour où j’ai annoncé à l’homme que je ne mangerai plus de viande, la soirée s’est terminée par cette phrase : « Je crois qu’on est devenu trop différents, il vaut mieux qu’on se sépare. »

Je te rassure, j’ai pu rattraper le coup, ramener cet être inquiet à la raison, on ne peut pas quitter sa femme pour un steak, c’est insensé, toutefois, j’ai compris que la bouffe, c’est comme le cul, faut pas déconner !!!

Aujourd’hui, tout est devenu plus calme et papa se carne quand maman se légumise et tout ça dans la joie ^^

Le jeu qui coute rien (DIY)

Il y a un petit paquet de semaines de ça, je regardais montoupetit s’ennuyer un peu avec ses jouets pas adaptés, oui, c’était avant Noël et sa vague de nouveauté qui clignote et qui fait du bruit (Théo le marteau a un succès fou !).

Donc, avant Noël c’était pas la joie dans le coffre à jouets et en farfouillant sur Internet, Mine d’or incontestée de l’activité Montessori et de ses annexes, je décidais de transformer un peu des objets environnants en jouets super amusants.

Voilà que je commençais la construction d’une tirelire colorée qui eu un succès fou même auprès de montougrand (qui régresse).

Etape 1

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Trouver un vieux pot de miel qui traine au fond de la cuisine et dont on a longuement hésité à mettre à la poubelle tout en se retenant parce que bon « ça peut toujours servir » Bingo !

Dans le chapeau, découper une fente, comme pour faire un tirelire (ça tombe bien c’est ce qu’on va faire !)

Etape 2

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Trouver un bouchon de vin ou de champagne et le découper en rondelle. J’ai pris un bouchon de champagne parce que c’est plus gros. Petite astuce, pour rendre sa forme d’origine à un bouchon de champagne, le passer quelques secondes au micro onde il redeviendra un cylindre parfait !

La découpe du bouchon de liège est assez rugueuse, j’ai donc décidé de poncer doucement les rondelles avec un papier de verre doux. (rien n’est trop beau pour mes bébés)

Etape 3

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Trouver des feutres, ceux des enfants bien entendu, pour une fois qu’ils vont servir normalement… normalement? vraiment?…

Etape 4

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Et maintenant, on colorie les rondelles de liège pour faire joli et pour donner envie ! Sauf que les feutres de mes gamins sèchent quand ils en ont envie et j’en ai eu plein les doigts…

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La créativité ça se paie avec du feutre sous les ongles. Gratte toi un oeil et t’aura l’air d’une artiste en plein délire créatif !

Etape 5

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Laisser un peu sécher et poser nonchalamment le nouveau jeu par terre… Attendre 15 secondes et regarder les bébés s’éclater comme des foufous. S’auto-congratuler de cette belle création utile et continuer son ménage 🙂

Ça ne fait pas de bruit.

objet--feuilles--enveloppe--lettre_3135482Ce soir là, je ne me suis pas couchée plus fatiguée que d’habitude. Cette nuit là, montoupetit n’a pas tété plus que d’habitude. Ce matin là, je ne me suis pas réveillée plus stressée que d’habitude.

La matinée fut égale à toutes les autres matinées. Les cris des enfants, les pleurs, les rires, tout était semblable ou presque à un samedi ordinaire.

Après le repas du midi, j’ai mis tout ce petit monde au lit, avec calme et amour. J’ai rangé les jouets qui envahissaient le salon, j’ai ensuite méthodiquement plié le linge des enfants et terminé le ménage sommaire de la maison.

J’ai fait réchauffer un reste de repas et nous avons mangé dans le bruit grésillant et presque inaudible de la télévision. Après le repas, j’ai mis la vaisselle à laver, j’ai préparé un sac et je l’ai posé là, près de l’entrée, avec la poubelle à sortir.

J’ai regardé l’homme, j’ai regardé le sac, j’ai regardé la poubelle, j’ai regardé l’homme.

J’ai pris le sac, j’ai pris la poubelle, j’ai dit « je vais prendre un peu l’air » et je suis sortie. J’ai posé le sac dans le coffre de ma voiture, jeté la poubelle dans la benne, mis le contact et j’ai roulé.

Si j’avais été dans un film américain mélodramatique, on aurait vu rouler la voiture, pleurer la conductrice, défiler les paysages des différents Etats qu’elle aurait traversé pour mettre le plus loin possible d’elle cette vie qu’elle abandonnait sauvagement sans un adieu. Mais on ne vit pas dans un film américain mélodramatique, d’ailleurs on n’est même pas en Amérique.

Non, j’ai roulé une vingtaine de bornes, jusqu’au premier troquet à peut près confortable dans le coin, j’ai commandé un chocolat chaud avec double ration de sucre et j’ai passé les 4 heures suivantes à rédiger une lettre, une lettre qui dirait tout, sans colère, sans heurts, sans reproches, juste des mots vrais qui raconteraient comment, pourquoi, que ce n’est plus possible, là, maintenant, comme cela.

Je suis rentrée fatiguée mais apaisée. J’ai regardé l’homme et son air inquiet, j’ai regardé les enfants qui jouaient. J’ai embrassé le grand, j’ai sorti le sein pour le petit, j’ai tendu la lettre à l’homme.

J’ai laissé le temps entre nous, le temps de lire, de pleurer, de relire, de se calmer.

On a parlé tranquillement de ce qui est, plus vivement de se séparer, puis calmement d’essayer encore, autrement. On a posé des limites, on a redéfini les bases de notre couple maintenant qu’on est 4, tout est plus compliqué.

Ca n’a pas fait de bruit cette petite révolution, pas de portes qui claquent, pas de cris déchirants, mais les coeurs se sont soulevés parce qu’on a frôlé la déchirure et la mono-parentalité…

Je suis épuisée.

Ca c’est fait !

IMG_3967bwsmAvoir 15 ans dans ma tête et dans mon corps, j’ai pratiqué jusqu’à l’âge de 30 ans, autant dire que j’ai pris ma ration d’adolescence. J’étais gaulée comme une connasse, habillée comme une pouffette, insouciante comme une gamine.
J’ai fait durer le plaisir jusqu’à rencontrer THE mâle.  Là, je me suis un peu assagie, j’ai mesuré toute la force de l’aveuglement amoureux, toute la puissance de la pulsion sexuelle, toute la beauté de l’envie de construire vraiment, de construire solide à deux.

Et dans la construction minutieuse de notre petit nid douillet, sont nés deux enfants. Deux enfants rapprochés, deux enfants allaités, deux enfants adorables et même pas chiants. Il a fallut 13 mois au premier pour faire ses nuits (soit 1 à 2 réveils maxi par nuit encore aujourd’hui à 2 ans 1/2) et 9 mois au dernier pour faire les siennes (j’ai craqué au bout de 12 tétées par nuits, j’ai dit : « C’est le nichon ou le sommeil » j’ai choisi le sommeil et lui aussi ça tombe bien)

Aujourd’hui je sais que je ne suis plus une ado. Aujourd’hui je sais que je ne veux plus d’enfant. Aujourd’hui je sais que je tourne plusieurs pages :

Celle de la jeune fille gaulée qui remue du cul pour tracer sa route dans les effluves de vanille et de phéromones.
Celle qui consiste à être d’abord une maman maternante qui se définie dans ses tripes par ce rôle.

Ca veut dire que d’une pierre deux coups je (re)deviens une femme et je me considère comme telle. Comme une envie de dire que l’adolescence inconséquente, ça c’est fait ! La pondeuse moucheuse de chiards, ça c’est fait !

Il reste alors tout un territoire à conquérir :
L’ambition professionnelle à retracer (qui avait été mis de coté et même remis en question dans tout les sens)
Le corps dans ses formes et dans ses défauts, dans ses marques de maternité, dans ses rondeurs du temps qui passe.
La vie de couple, lâchement abandonnée car trop occupée à faire téter un monstre gluant affamé du nichon.
Le temps pour soi, devenu étranger, comme quelque chose qu’on culpabilise à apprivoiser.

Parce que « ça, c’est fait ! »
Je me sens comme si je possédais devant moi, la terre vierge et fertile d’une nouvelle vie à tracer. A tracer pour soi, vraiment pour soi, et qui sera foulée et décorée par 4 petits petons agités et deux gros pieds masculins solides.

Ca, c’est fait, mais tout reste à faire ❤

Patatam !

patatmPatatam c’est un site web tout neuf qui vient de sortir.
Patatam j’aurais dû t’en parler le 26 Août mais j’étais en vacances et les vacances c’est sacré !
Patatam c’est un concept de revente de vêtements d’enfants de 0 à 6 ans.
Patatam m’a séduite.

Je suis pas du genre difficile à séduire, c’est vrai, ma faiblesse est grande je l’avoue, j’aime qu’on me drague un peu. Mais le mail de Patatam n’était lui, pas dans la séduction, ni dans l’insistance, il était dans la simplicité et dans l’exposé d’une idée intelligente et bien gérée. Alors j’ai eu envie d’en parler ici, de retransmettre l’information.

Le concept est simple :

Qu’est-ce que Patatam.com ?
Toutes les mamans savent qu’habiller des enfants est un vrai casse-tête. Il faut perpétuellement renouveler la garde-robe des petits, plusieurs fois par mois,  ce qui coûte cher.
De plus les vêtements devenus trop petits prennent une place inutile et considérable dans les armoires.
En temps de crise, pourquoi ne pas payer moins cher les vêtements de vos enfants tout en gagnant de l’argent avec les vêtements inutiles qui encombrent vos placards ?
Patatam.com est un site d’achat cash et de vente en ligne de vêtements d’occasion pour enfants de 0 à 6 ans.

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Pour vendre, c’est très simple et 100% gratuit. Où que vous soyez en France métropolitaine, nous vous envoyons un sac spécial (le Patabag) que vous remplissez et que vous déposez en point relais. A réception, nous vérifions la qualité de vos articles et nous vous payons directement. Pas de troc, pas de petites annonces, pas de dépôt-vente : En plus d’un gain de temps pour les parents occupés, Patatam c’est aussi de l’argent cash immédiatement.

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Tous nos vêtements sont méticuleusement vérifiés à la main par nos spécialistes afin de garantir la qualité des articles.

Aider ceux qui en ont besoin aux côtés de Patatam.com !
Certains vêtements que vous nous avez envoyés ne peuvent être rachetés par Patatam ? Pas d’inquiétude… Si vous le souhaitez, nous nous chargeons de donner, en votre nom, ces vêtements à la Croix Rouge Française.

Patatam, parce que vos enfants grandissent… pas leurs vêtements.

(Communiqué de presse de Mariève, Maman en Chef)

La logistique c’est pas mon truc, ça tombe plutôt bien  !

Et ce site (que je trouve d’ailleurs très sympathique graphiquement) te propose de tout gérer pour toi. Il t’envoie ton sac gratuitement, il te reprend tes fringues gratuitement, et il te les revend sans que tu ais rien à faire. Alors oui, évidement, il ne reprend pas n’importe quelle marque (mais la liste est quand même sacrément bien fournie) et il ne les revend pas non plus au prix que tu voudrais (forcément, ce sont eux qui gèrent tout, tu peux pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière!)

Mais Patatam, pour trouver des vêtements propres et pas cher, c’est quand même un bon site, et pour revendre ce qui t’encombre aussi. Alors, personnellement, j’ai aimé et j’ai décidé d’en parler.

Je fais même mieux que ça, si tu craques sur un fringue pour ton mini et que tu veux l’acheter, j’ai un code promo à te donner : 20% sur ta commande avec le code TERREMERE (Valable jusqu’au 15 septembre).

Je serais toi, j’irais quand même y jeter un œil : http://www.patatam.com

Patatam

(24-(6+1.5))x7=0

horloge-design-le-temps-s-ecouleCherche pas à calculer, j’ai raison, ça fait zéro ! Parce que 24h dans la journée, moins 6h de sommeil (de façon aléatoire et hachurée mais ne chipotons pas) – 1h30 de sieste en deux fois par jour et le tout 7 jours sur 7, ça fait 0h00, rien, nada, kedalle, walou ! J’ai juste le temps qu’il faut pour gérer le minimum : Enfants, maison, linge, boulot, paperasse et sommeil en retard.

Alors le blog, les poils sur les jambes, la lecture en retard, le sexe et autres joyeuseries, c’est sur rendez-vous et pas avant 2014…  Et je me plains, je me plains, je me plains. Je me plains de n’avoir le temps de rien, de n’avoir pas réussi à finaliser les projets engagés il y a 4 ans, je me plains de passer à coté de ma féminité, je me plains de ceci et de cela. Et un jour, les tatas des petits viennent à la maison. Elles racontent leur vie, se plaignent aussi, me regardent vivre et me trouvent fortes. Je regarde filer l’heure autrement. Elles sont 10h par jour au boulot, je suis avec mes enfants. Elles sont en ville, je suis à la campagne, elles sont stressées et fatiguées, je suis fatiguée mais heureuse.

Et puis elles repartent. Alors je fais un tour à la vitesse de l’éclair sur internet, le temps d’une tétée, sur le téléphone, quelques statuts facebook, quelques mails, quelques photos Instagram, quelques blogs fétiches. Et je réalise que ma vie est plus douce que d’autres. Que mes enfants sont en pleine forme, je ne suis pas inquiète pour eux et je n’ai que rarement eut à me faire du souci pour eux. Que mes deux grossesses ont été normales, pas faciles mais normales. Que  je n’ai jamais eu à attendre un enfant, 15 jours après décision de faire un bébé, j’étais enceinte, les deux fois. Que l’homme avec qui est vie est un macho grognon et agaçant mais c’est un amant, un père et un mari solide, tendre, fort, fiable et que j’adore (et qui m’adore). Que les travaux de la maison sont pesants, mais  j’ai un environnement idéal pour mes enfants et ma vie de famille, la nature, les grands espaces, la sécurité du voisinage.

Alors oui, j’aimerai être plus souvent sur le blog pour étancher ma soif de lire et d’écrire. Oui, j’aimerai pouvoir prendre un bouquin et me poser plus de 5 minutes par 24h. Oui, je voudrai du temps pour moi sans pisser ou me doucher devant un petit garçon curieux « pipi maman? » « Bain maman? » « zizi maman? »… Mais je crois que ma vie en fait, je ne l’échangerai avec personne.

Et si j’arrêtais de me plaindre, juste pour cette semaine?