Mangez-en, c’est Cru !

Je te parlais il y a quelques jours que nous commencions doucement à manger cru. Parce que c’est bon pour le dedans de dans ton corps ! Mais pas seulement. On redécouvre des saveurs, des textures, et puis, l’été aidant, c’est plus facile de varier les plaisirs avec les crudités qu’en plein hiver avec les patates-navet-chou et les -10°C.

Bref, aujourd’hui, j’ai fais un plat facile, délicieux, beau et cru. Ca n’a pas vraiment révolutionné notre façon de manger, mais dans la tête on prend nos marques… et je te présente donc :

Mes courgettes farcies au tatare de saumon …

IMG_20130608_091314 IMG_20130608_091645

Prendre 4 belles courgettes rondes (Bio de préférence si tu veux manger la peau et tout pis tout) et les évider à la petite cuillère.

IMG_20130608_092218 IMG_20130608_093731

Choisir un citron dodu, préférer de la menthe fraiche (mais je n’avais que celle que j’ai fait sécher l’an dernier et ça a très bien fait l’affaire) et une toute petite gousse d’ail.
Presser le citron, écraser les feuilles de menthe et hacher l’ail : Mélanger le tout.

IMG_20130608_094233 IMG_20130608_094432

Choisir deux beaux filet de saumon (sauvage, cela va sans dire !!!) et lui ôter la peau.
Le hacher finement et y incorporer l’ail-citron-menthe préparé juste avant.

IMG_20130608_094912

Remplir les courgettes de ce délicieux tatare de saumon et réserver au réfrigérateur au moins 1 heure.

Quand on a dégusté ce plat à midi, on a juste trouvé que c’était une tuerie, les saveurs, la douceur du saumon avec le croquant de la courgette et le piquant de l’ail… Un vrai régal.

Dans nos assiettes, ne sont restés que les chapeaux ^^

Publicités

Ce miel va me rendre chèvre !

noplvdansmonlait

Tout faire maison, c’est un peu un rêve de gosse et ça tombe bien, l’homme qui chatouille ma vie a les mêmes désirs d’autarcie et d’autonomie. Alors, cette année on a décidé de mettre une ruche dans le jardin pour faire notre propre miel. Et comme nous sommes entourés de champs et de forêts, pas de pesticides en vue avant des dizaines de kilomètres !

Et ça a marché ! Nous avons récolté près de 10 kilos de miel à l’automne, que nous avons stocké avec amour et pas mal distribué aussi à la famille. Au printemps, c’est sûr, on pose une seconde ruche. Mais là n’est pas le propos, enfin si, parce que notre miel, il déboîte et on a tendance à en mettre à toutes les sauces. Alors hier soir, dans un élan de cuisinite aiguë, j’ai décidé de faire des yaourts au miel

Et tant qu’à faire : du chèvre-miel (ooooh folie des papilles) !

Alors dans le genre simplicité absolue, voici la méthode utilisée…

1# D’abord, dénicher un yaourt de chèvre dans son frigo pour servir de ferment. Ça tombait bien, il m’en restait un dans mon frigo. Puis, prendre 1litre de lait de chèvre que l’on aura trouvé dans son supermarché préféré.

IMG_2708 IMG_2709

 2# Dans un récipient, mélanger le yaourt et le litre de lait, avec douceur, parce que c’est meilleur 😉

 IMG_2710 

3# Ensuite, choisir son meilleur miel ^^, et en verser une cuillère à soupe dans le fond de chaque pot. C’est la solution de facilité (que j’ai choisie) mais si on veut, on peut aussi faire fondre le miel dans le lait en le faisant chauffer un peu.

IMG_2711 IMG_2712

4# Une fois le miel au fond des pots (c’est beau, j’adore!), il ne reste plus qu’à verser le lait de chèvre et mettre entre 12 et 15 heures dans la yaourtière. Ensuite, les sortir et les mettre au minimum 1h au réfrigérateur avant de déguster. Miam !

 IMG_2713 IMG_2714

Simplissime je te dis !

Du riche pour les fêtes !

Quand je pense à Noël, j’en viens systématiquement à me prendre la tête pour savoir ce que je vais pouvoir faire comme gâteau qui fasse à la fois traditionnel mais sans un gramme de crème et sans tomber dans la bûche grasse que ma famille déteste…

Oui, c’est un vrai dilemme.
Alors j’avais pensé à quelques recettes de millefeuilles meringués et ganache au chocolat.
J’avais pensé à une bûche glacée composée uniquement de chocolat blanc et de chocolat au lait, léger et mousseux.
J’avais même pensé à un grand gâteau de muffins où tout serait axé sur la déco.

Et puis, je me suis souvenue d’une recette familiale, un gâteau à la fois festif et facile, rapide et impossible à rater, que l’on peut décorer comme on veut et qui plait à tous.

Les ingrédients :

Eau,
Extraits de vanille,
1 paquet de petits bruns,
1 boite de crème de marrons
2 plaquettes de chocolat.

Je ne connais pas le nom de ce gâteau mais je pense qu’il a été adapter partout et tout le temps, certains mettre du café à la place de la vanille, d’autres du rhum, certains remplacent la crème de marrons, par du beurre sucré, d’autres par de la confiture…

IMG_2411

Voici donc les ingrédients et comment procéder. On trempe (un aller-retour) le biscuit dans la vanille diluée à l’eau et on le pose dans le plat. Moi, je ne suis pas assez riche pour me payer un plat rectangulaire, mais si tu en as un c’est mieux visuellement 🙂

Une fois que tu as posé tes 4 biscuits côte à côte, tu déposes une grooooosse noix de crème de marron et tu refais une rangée de petits Brun !

IMG_2412 IMG_2413 IMG_2414

Une fois qu’il n’y a plus de biscuits dans le paquet, pas parce que tu as tout mangé mais parce que tu as tout bien disposé comme il faut, tu vas préparer ton nappage au chocolat. Alors oui, normalement le chocolat se fait fondre au bain marie pour qu’il garde tout son brillant. Mais moi je m’en fout. Donc, je met cequ’il reste de la tambouille eau+vanille et je casse mon chocolat directement dans la casserole.

IMG_2415 IMG_2416

Quand mon chocolat fondu est prêt, je fais mon nappage, délicatement car mes biscuits sont devenus mous et fragiles.

IMG_2417 IMG_2418

Suite à cela, je laisse au moins 2 heures au réfrigérateur.

Quand je le ressors, je peux le décorer comme je veux, pour Noël, mais là comme je l’ai fait juste pour le plaisir de te montrer tout ça, je vais le dévorer avec mes hommes ce soir…

 

Savoir être Agar-Agar

noplvdansmonlait

 

573-gc3a9lifiant-alimentaire-vc3a9gc3a9tal-agar-agar-sans-gluten-natali-500x500

L’agar-agar est une algue, un gélifiant végétal qui, après avoir été chauffé à 80%, en refroidissant, coagule et se solidifie. Si on regarde d’un peu plus près certains produits du commerce, elle se cache sous le gentil nom de code : E406

Et cette algue est pleine de surprises, elle est peu calorique, riche en minéraux, légèrement laxative, bref, un bonheur pour la ligne et la santé. Sont utilité est multiple, je m’en sers beaucoup pour mes confitures et mes gelées de fruits afin de réduire considérablement la quantité de sucre et assurer une bonne gélification ainsi que dans mes yaourts, car les ferments ne prennent pas dans les laits végétaux. Mais on peu l’incorporer aux sauces, les terrines, les gâteaux etc…

Cependant,l’agar-agar présente 2 difficultés majeures :
– La doser correctement. (Trop et la gélatine sera trop présente, pas assez et elle ne prendra pas)
– La chauffer suffisamment. (Si elle ne bout pas, elle ne prendra pas ou risque de faire des paquets)

L’agar-agar existe sous plusieurs formes, en barre, en paillettes et en poudre. En fonction, le dosage change. Je n’en ai encore jamais utilisé en barre, mais voici les conditions d’utilisation pour  :

[Les paillettes] On dilue 1 cuillère à soupe dans 1/2 litre d’eau froide. Une fois diluée, porter à ébullition pendant 5 minutes.

[La poudre] On dilue 1 sachet de 2g ou 1 cuillère à café rase dans 1/2 litre d’eau froide. Une fois diluée, porter à ébullition pendant 5 minutes.

Pour plus d’informations et quelques recettes étonnantes, je vous conseille ce petit bouquin très bien conçu, à garder sous la main pour étonner et épater les amis…

Agar-agar, gélifiant naturel végétal (chez NatAli)

nature-et-aliments-livre-de-recettes-gelifiant-agar-agar

Du lait de riz maison.

Ce matin, horreur dans la demeure : Il n’y a plus une seule goutte de lait et je n’ai pas le courage (ni l’argent) pour aller en acheter. Non mais tu as vu le prix de la brique d’un litre? Plus de 2€ ! non, non, non, il doit y avoir un autre moyen.

Réfléchissons… Pas trop quand même !

Le lait végétal n’est finalement rien d’autre que de l’eau et des graines. Donc, si j’ai chez moi de l’eau et du riz, je dois être capable de faire du lait de riz ! Alors allons-y pour du lait de riz Home Made !

 

Première étape : Cuire du riz (bio de préférence)
Il peut être blanc, thaï, complet, semi-complet, basmati enfin, à toi de choisir, ça changera le goût mais chacun fait comme il veut.
Je fais donc cuire 100g de riz dans 1 litre d’eau, préférant faire mon test avec une petite portion de riz, au cas où je me planterais.
Je l’ai fait cuire de façon à ce qu’il soit bien mou, très cuit donc.

 

Seconde étape : Filtrer & Mixer.
Prendre un bol ou un saladier ou un récipient quelconque et filtrer le riz de manière à conserver l’eau de la cuisson, que l’on se réserve.
On met alors le riz dans un mixer ou un blender ou avec le mixer à soupe et on fait une jolie purée, on rajoute un peu d’eau de cuisson pour faire une belle pâte le plus homogène possible.

   

Troisième étape : (re)filter & homogénéiser.
Une fois qu’on a obtenu une pâte (presque) homogène, on va la repasser au chinois pour retirer au maximum les dernier morceaux non broyés. (ces petits morceaux feront une petite purée très appréciée avec un peu de gruyère et de jambon à l’heure du repas du petit !)
Dès lors, il ne reste plus qu’à finir d’incorporer le reste de l’eau de cuisson à ce mélange ainsi filtrer jusqu’à obtenir un lait léger et homogène.

 

Enfin, mettre en bouteille et au frais. Le mieux est de consommer le tout dans les 48h après fabrication pour ne pas prendre de risque.

J’ai pu constater qu’avec 100g de riz et 1 litre d’eau de cuisson, on fini par obtenir près d’1/2 litre de lait de riz. et on ne perd rien. On garde le reste des morceaux pour un repas et on ne jette même pas l’eau de la cuisson !

Alors, Heureux? ^^

Cèpe à bon?

J’aurai du te poster cet article avant la fin de la saison, mais j’étais trop occupée à te gâter avec mes copines 🙂 Donc, si cette recette t’intéresse, tu te la mets de côté pour l’année prochaine.

Aujourd’hui dons, je vais t’apprendre à faire des conserves de champignons, plus précisément de cèpes. Des conserves qui vont te permettre de les manger comme tu veux plus tard, baveux si tu les aimes baveux, grillés si tu les préfères plus secs, cuisinés en sauce avec un lapin… bref. D’abord, si comme moi tu as la chance d’avoir près de chez toi un bois qui foisonne de petites têtes beiges comestibles, tu vas passer presque tous tes week-end ou toutes tes matinées à traquer le chapeau. Et si tu as la chance comme nous d’en rapporter un jour 4 kilos et autant le lendemain, tu vas devoir choisir entre les distribuer aux voisins ou les conserver convenablement.

Nous en avons partagés avec nos petits vieux qui nous en ont apportés, pensant que les jeunes pousses comme nous étions trop abrutis occupés pour connaitre la nature et ses trésors (mouhaha) et nous leur en avons donnés en retour histoire de leur signifier que nous savions et les reconnaître et accessoirement, leur faire plaisir hein !

Petite description de ce qu’il faut faire pour conserver et manger des champignons toute l’année :

*D’abord, ramasser des champignons, sans se tromper et en quantité suffisante pour les conserver, les nettoyer soit au pinceau sec, soit avec un chiffon humide, mais les Cèpes ne se lavent pas ! et ils ne s’épluchent pas non plus !!!

 

*Une fois ce fastidieux travail de fait, car oui, c’est bien le plus chiant de tout ! Il reste à les couper en morceaux…

*Mettre alors une gamelle d’eau à chauffer et blanchir les champis (c’est-à-dire, attendre que l’eau se mette à bouillir, mettre les champignons dans l’eau et attendre de nouveau que l’eau se remette à bouillir.) Sortir et égoutter les champignons.

 

*Une fois arrivé là, mettre les champignons dans des bocaux, jusqu’à 1cm du bord, ajuster les caoutchoucs neufs et fermer les bocaux.

*Dans un stérilisateur (lessiveuse, cocotte minute, enfin, ce que tu as d’assez grand) faire bouillir de l’eau et plongez-y les bocaux. L’eau doit recouvrir les couvercles. Laisser bouillir 1h.

 

*Quand tout est terminé, il ne reste plus qu’à les stocker dans un endroit sec et frais à l’abris de la lumière et de les déguster au fur et à mesure pendant l’hiver en les faisant revenir à la poêle avec de l’ail et du persil… grrrmiam !

Pour info : Il n’existe rien de pire pour l’organisme humain que d’associer les oeufs avec les champignons. Aussi, abandonne cette idée reçue qui dit que les omelettes aux champignons, c’est ce qu’il y a de meilleur au monde, car il existe des plats bien plus savoureux et meilleurs pour la santé ! Cette combinaison alimentaire fatigue énormément l’organisme et le système digestif. Ce n’est pas la seule, il en existe beaucoup d’autres…

 

Le jour de la Betterave

C’est un peu comme le jour de la marmotte sauf que c’est pas pareils. La betterave, avant de la rencontrer dans les jardins je pensais que ça poussait sous vide en supermarché…
Mais non !!! rhooo ! enfin, toujours, j’ignorais complètement ses feuilles, sa façon de se cuisiner et tout le reste. L’ignorance betteravesque à l’état pur ! Alors, la première fois que j’en ai eut en main, sortie de terre, avec la racine qui gigote et la feuille arrogante, je me suis retrouvée un peu concon à ne pas savoir quoi en faire.

Depuis, je suis une pro de la Betterave, parce que j’adore ça, parce que ma belle-mère le sait et a semé la totalité du paquet de graines, parce qu’avec tout ça, je me retrouve à les cuire par paquet de 10… Et aujourd’hui, c’est le jour de la betterave : ramassage, nettoyage, préparation, cuisson, congélation.

Je te raconte comment on fait? Non? Bah si !

D’abord, tu t’armes d’un couteau et de tes betteraves. Tu leur coupes les feuilles en laissant à peu près 3 à 5 cm de tiges. Par contre tu ne coupes surtout pas les racines.
Les feuilles tu peux les donner à tes poules ou à tes lapins. Sinon, tu peux les cuisiner ou tout simplement les mettre au compost. A toi de voir.

 

Ensuite, tu les laves soigneusement et tu les empapillotes dans du papier d’alu en faisant bien attention de ne pas laisser de petit trou où le jus bien rose et bien tâchant pourrait s’écouler et te pourrir tout partout… Oui, c’est du vécu !

 

Une fois toutes tes belles betterave emmaillotées, hop au four pendant 1h thermostat 7…
Et on attend…
Et on attend…


Enfin 1h ça passe vite quand même et ça sent bon !
Finalement, après avoir laissé refroidir un peu, on récupère nos boules d’aluminium et on épluche. On coupe à chaque extrémité et on enlève la peau avec les doigts parce que ça vient tout seul !


Et pour finir, on laisse complètement refroidir, en couvrant pour protéger des mouches ou en mettant au réfrigérateur. Quand c’est bien froid, on peut les congeler entière ou en petits cubes, au choix.

J’aime particulièrement les cuire au four parce qu’elles gardent toute leur saveur et que la saveur, c’est bon !

Aller au boulot les mulots !